« Confusions. | Page d'accueil | Danser maintenant. »
09.06.2008
Un peu de Raison.
Richard Dawkins (né le 26 mars 1941) est un éthologiste britannique, vulgarisateur et théoricien de l'évolution. Il est un des principaux critiques du dessein intelligent ainsi qu'un des principaux tenant de l'athéisme dans le monde anglo-saxon.
Le concept qui l'a rendu célèbre est celui de gène égoïste, exposé dans l'ouvrage du même nom publié en 1976. Ce concept l'a opposé à Stephen Jay Gould, plus sur des questions de terminologie que de fond. Un désaccord bien plus grave entre eux, et qui a débouché de sa part sur des termes désobligeants envers Gould, concernait la théorie des équilibres ponctués (qu'il voyait comme une résurgence du saltationnisme) défendue par Gould[1]. Ce débat reste l'un des grands débats scientifiques du XXe siècle.
Son livre L'Horloger aveugle a également été un succès. Toutefois, Richard Dawkins a affirmé que celui de ses livres qui lui paraissait le plus important était Le phénotype étendu, où il considère qu'il n'y a pas de raison logique de considérer que le domaine régulé par les gènes s'arrête aux limites de l'organisme qui les porte. Dans ce livre, il considère que le barrage construit par les castors constitue une expression de leurs gènes au même titre que leur fourrure. Il se livre ensuite à des considérations entre la taille des gènes et la taille de ce que ceux-ci engendrent. Il s'agit d'un livre plus ardu que les deux précédents.
Richard Dawkins a aussi, avec Daniel Dennett développé l'idée que les gènes ont un équivalent culturel. Les idées, les fragments d'idées ou de discours et les comportements acquièrent une faculté de reproduction. Ils se dupliquent par mimétisme en parasitant des hôtes qui les reproduisent qu'ils le veuillent ou non si leur structure le permet. Il en va ainsi de certains slogans, certaines attitudes ou certaines ritournelles publicitaires et autres conçus pour cela. Il crée le terme de mèmes (meme sans accent en anglais, contraction des mots mime et gene et qui rappelle, souhait de son créateur, le mot français « même »). L'application au sens strict de ce concept pourrait néanmoins conduire à justifier l'éradication d'idées pour les mêmes raisons qu'on justifie l'hygiène corporelle, point sur lequel Dennett s'oppose fermement à Dawkins[2].
En 2006, après avoir participé à un documentaire sur la religion diffusé sur Channel 4 et intitulé The Root of All Evil? (la racine de tous les maux — Dawkins a ensuite expliqué qu'il n'aimait pas ce titre choc), il publie The God Delusion (adapté en France sous le titre Pour en finir avec Dieu), dans lequel Dawkins défend l'idée qu'il est pratiquement certain qu'il n'existe pas d'être suprême, et s'attaque méthodiquement aux arguments généralement utilisés pour soutenir l'existence d'un dieu et l'utilité des religions basées sur des croyances surnaturelles.
Il affirme au passage que la question de l'existence de Dieu est une question scientifique comme une autre et trouve absurde le respect dont les non-croyants entourent parfois les croyances religieuses.
C'est un succès de librairie considérable, vendu, selon son éditeur, à plus de deux millions d'exemplaires en langue anglaise, fait l'objet de nombreuses traductions en langues étrangères. Richard Dawkins entreprend une tournée des Etats-Unis pour présenter son livre et répondre en personne aux questions du public.
______________________________________________________________________________________________________
Des courants de pensée comme le créationnisme désigne sous le mot de darwinisme pour critiquer l'approche scientifique naturaliste (et athée) de la biologie et de l'évolution des espèces.
Aujourd'hui la théorie de Darwin a été amendée (néo-darwinisme), mais elle est très majoritairement admise sous la forme actuelle dans les milieux scientifiques.
______________________________________________________________________________________________________
L’altérité puisque vous y faite référence (un de mes lecteurs) se définit comme suivant ; « L’altérité est la reconnaissance de l’autre dans sa différence. C’est une valeur essentielle de la laïcité qui privilégie le métissage des cultures comme source d’enrichissement et de paix. Évidemment la différence n’est pas une valeur en soi. Il y a des différences inacceptables, en particulier celles qui ont précisément pour objet ou pour conséquence de nier à l’autre son propre droit à la différence ».
.
Les différences inacceptables totalement en opposition avec le métissage des cultures ; Le refus de l’indépendance d’esprit, l’impossibilité faite aux femmes de vivre libre et autonome, la négation de ce qui fait des humains des êtres singulier.
.
Crab.
11:37 Publié dans Athéisme. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



Ecrire un commentaire