10.02.2009

Les groupuscules de la déraison

En France, il existe des groupuscules « d’idéologies anglo-saxonnes » qui refusent de parler la langue de Molière et de Racine. Et personne ne comprend ces ennemis du beau, ce qu'ils racontent. Partout dans tous les pays du monde, il existe constituées  des formes claniques de ce type. On les appelle "économistes".

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Comment en est-on arrivé à cette montée des intégristes de la croissance ; Faisons un peu d’histoire : Piqûre de rappel ; Citation : Au premier jour, Dieu créa le soleil. Et le Diable créa les coups de soleil. Au second jour, Dieu créa le sexe. Et le Diable créa le mariage. Au troisième jour, Dieu créa un économiste. Le Diable était plutôt ennuyé. Il réfléchit un moment et créa... un second économiste. Fin de la genèse.
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Extrait de la table des lois ; Commandements :

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La première Loi de l'Economie est : pour tout économiste, il existe un économiste d'avis contraire.
La seconde Loi de l'Economie pour le citoyen est : ils ont tous les deux tort.

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Pourquoi ce pessimiste des citoyens que bien souvent l’on prétend endormis ? Voyons de plus près, de leur analyse qu’elle en est la clé : Citation : Un économiste consultant d'entreprise meurt et se retrouve au paradis. Quand il arrive à Saint Pierre, celui-ci vérifie son nom et lui dit : "Mon Dieu ! C'est vous ! Depuis le temps que je vous suis ! Je suis à la fois triste et ravi de vous voir ici.". L'économiste : "Ah bon ? Mais qu'est-ce qui me vaut ce privilège ?". Saint Pierre : "Eh bien, un jour où j'avais peu de travail, je me suis amusé à recompter les heures que vous aviez facturé à vos clients depuis le début de votre carrière. Et j'ai continué jusqu'à hier.". L'économiste : "Ah ? Et alors ?". Saint Pierre : "Mais mon ami ! Ce n'est pas tous les jours qu'on accueille quelqu'un qui a vécu 193 ans !!!". Fin de la séquence.

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___________________________________________________________________________ Les réformes ; l’opportunité de construire un projet de société.

Question : la notion de croissance n’est-elle pas une idéologie à reléguer dans les poubelles de l’histoire de nos sociétés développées?

Le choix

Celui de L’Homo-oeconomicus ?

Il me parait important de revenir sur l’Homo-oeconomicus.

Qui est l’Homo oeconomicus ?

Il se reconnait à son comportement frétillant sur les plateaux de télévisions.

Principale caractéristique ; Son obsession du point C (la croissance)

Son idéologie ; La croissance à tous prix.

Sa doctrine ; Perdre sa vie pour la gagner.

Sa méthode ; s’agiter dans un bocal.

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Inutile de demander à l’Homo-oeconomicus si la croissance dans un pays développé est un bien pour l’avenir du pays et plus généralement un bien pour l’humanité. (Sauf si elle est due à l’effacement de presque la totalité du chômage).

Inutile de demander à l’Homo-oeconomicus si notre  mode de vie doit changer, ce qui dans l’affirmative supposerait d’adapter toutes les productions de biens matériels tant à usage privés que professionnels.

D’adapter nos constructions industrielles, pastorales, agricoles et intellectuelles à un monde privilégiant la qualité et la durabilité respectueuse de l’environnement et de la diminution des temps de pénibilité pour chacun des sociétaires de nos sociétés sur la planète.

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Quelques exemples :

Raisonner en terme de bilan ; Le coût de construction d’une maison peu énergivore sera plus élevé, mais en fin de prêt cette maison aura coûté moins cher à ses acquéreurs grâce entres aux économies d’énergies, du faible coût d’entretien dû au choix des matériaux...Ect..., moins cher qu’une « maison courante » dont les coûts de construction étaient moins élevés.

Nous savons, entres autres, fabriquer un réfrigérateur peu polluant pour une duré d’utilisation de plus de cinquante année...Ect...Ect...

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Oui me direz-vous, mais alors « on » devrait avoir pratiquement toute sa vie durant le même réfrigérateur sous les yeux ?

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Là nous touchons le fond de la problématique ; Faut-il perdre sa vie pour la gagner, poursuivre de polluer et accroitre le fossé qui sépare pays « dit riches » et les autres ?

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Qu’est-ce qui est important, changer tous les ans de réfrigérateur ou de diminuer les temps de pénibilité pour chacun de nous ?

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La difficulté ne réside telle pas dans l’essentiel, celui-ci le plus souvent remis à plus tard, au point que le plus souvent il est trop tard ?

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N’est-il pas plus important, plutôt que de perdre sa vie pour la gagner, de retrouver le goût de la volupté, de la sensualité, des plaisirs et de la fête ?

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Faut-il craindre que l’Homo-oeconomicus, à la fois bourreau et victime, peu enclin à réfléchir sur le sens de la vie des être humains ne puisse concevoir l’hédonisme que facturé ?

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Travailler plus pour permettre une croissance en hausse?

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Bien, mais tous les habitants de notre planète pourront-ils vivre selon notre mode de vie ?

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Pourquoi la croissance serait dans ces conditions une nécessité absolue ?

Et de surcroit dans un seul pays ?

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N’y aurait-il pas d’autres voies à suivre ?

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La réforme des retraites, entres autres réformes, pourrait-être l’occasion de repenser notre mode vie.

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L’âge pourrait bien faire l’affaire.

Ce n’est pas en nombre d’années de cotisations qu’il faut traiter le problème des retraites, mais en termes d’âge.

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Dans la loi ; Tout le monde partirait à soixante cinq ans. (Ou plus pour ceux qui l’envisageraient...)

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Durant la période d’activité, dans la mesure où nous serons obligés de changer notre mode de vie (ne serait-ce que par rapport à l’environnement, entres autres raisons), pourquoi ne pas envisager pour les travaux pénibles?

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1 Moins d’heures de travail ;

Chaque semaine ; moins de journées, soit par exemple, deux jour travaillés, un jour vacant, deux, jours travaillés et ainsi de suite.

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2 Ou, plus de coupures ; durant l’année, soit plus de petites vacances.

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Et pourquoi pas :

Rendre obligatoire, après une durée d’activité qui reste à déterminer cas par cas, une formation pour permettre à toute personne concernée de changer pour un métier défini comme non pénible.

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En quelques mots faire preuve d’imagination pour un changement réel de société.

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Réformer le mode d’attribution de retraites ce serait aussi, dans le même temps, mettre fin à toutes les caricatures de réformes de l’assurance maladie...

Malades de l'idéologie.

Sortir des impasses de gauche ou de droite.

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Chaque année l’assurance maladie est et  sera en déficit.

Donc, tous les ans créer et ajuster un impôt pour couvrir la différence.

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Soutenir la recherche médicale pourrait permettre de diminuer le coût des soins dans l’avenir.

Notamment, par exemple, la recherche sur les cellules souches adultes, ou d’une manière générale tous les domaines touchant au  géni-génétique.

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Introduire le rationnel.

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Nous sommes dans une période où le relativisme culturel s’applique indifféremment à tous éléments constitutifs ou institutionnels de notre société.
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Hors c’est contraire du bien vivre dans une Démocratie.
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Notre culture est juridique, et doit-être juridique.
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Le citoyen contemporain se reconnait dans l’Etat de Droit.
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Chacun sait qu’il a des Droits et des Devoirs.
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Ce qui  est sain, c’est de maintenir dans notre société les rapports humains fondés sur le contractuel.
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Ne pas accepter, comme sous l’ancien régime, le « Droit » pour quelques uns, ni le « chacun peut faire ce qu’il veut dans son coin ».
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Qu’est que tout cela peut-il bien vouloir dire ?
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Eh bien, la réponse pourrait-être : Le Contrat Unique.
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Une personne perd son emploi (1), elle conserve la totalité de son dernier salaire et entre immédiatement en formation (2), trouve à nouveau un emploi, cesse sa formation en cours, perd à nouveau son emploi, conserve l’intégralité de son dernier salaire, reprend sa formation où elle l’avait laissé précédemment (ou dans une autre spécialité) et ainsi de suite durant toute sa vie active…Ect…Ect…
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(1) Peut importe la durée de la période d’emploi.
(2) Obligatoire, et cela suppose une organisation structurelle…

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Retraites, assurances maladies, emploi, oui mais et l’école.

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"On" ne peut pas tout demander, ni aux entreprises ni aux politiques, ni à l'école.

C'est avant tout le mode de penser, dans notre société, qui est à revoir.

C'est pourquoi:

Une formation sur mesure est nécessaire pour toutes populations, car l’homogénéité n’est pas l’état actuel.

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La formation sur mesure pour l’insertion dans le « monde » du travail, de toutes populations concernée.

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Donc l’Ecole actuelle aura besoin de fonctionner en tenant compte des particularismes d’un secteur géographique et social de la société à l’autre.

D’autres parts il ne parait pas louable d’attendre la création ou le développement de l’emploi  exclusivement de la part des politiques ou des entreprises.

Donc, chaque fois que c’est possible il serait bien pour beaucoup de gens de créer leur emploi.

Sur un autre forum j’écrivais récemment, qu’un des rôles de l’école pourrait-être dans la construction du citoyen, une personne qui durant toutes sa scolarité aurait présent à l’esprit ; « Non pas pour qui je vais travailler plus tard, mais quelle entreprise ou quel est l’emploi que je me propose de créer ? »

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Université.

Oublier les priorités ;  la littérature, la philosophie, la recherche et les innovations technologique reviendrait à laisser le pouvoir aux chantres de la croissance.

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Droit et faire une grève.

Pourquoi ne pas innover ?

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Par exemple simuler sur ordinateur une grève virtuelle ; Montrer sur écran le film au patronat et  aux pouvoirs publics les effets et le coût de la grève tant sur le plan social qu’économique.

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Allez mettez-vous devant vos tablettes graphiques que diable, comme en Mai 68, je dis cela au regard de ceux « qui ont tout compris » de ce joli mois ; Le pouvoir à l’imagination (1).

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(1) A l’époque il fallait lire : « L’imagination au pouvoir ».

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C'est avant tout le mode de penser, dans notre société, qui est à revoir.

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Crab.

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L’actualité est une vieille fiction.

Citation :

Deux Voyageurs passant dans des lieux déserts, trouvèrent par hasard un Ane dans leur chemin. Ils commencèrent à disputer entre eux à qui l'aurait, s'imaginant que la fortune leur avait fait ce présent. La querelle s'échauffa de telle sorte qu'ils en vinrent aux mains, aucun des deux ne voulant céder à son compagnon ; mais tandis qu'ils disputaient et qu'ils se débattaient de la sorte, l'Ane se sauva, et ils furent tous deux frustrés de leurs espérances.

Esope.

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Aujourd’hui, durant cette émission (0), j’ai entendu parler pour la première fois de la croissance par la création d’emplois, mais à condition  de modifier la structure, de faire des réformes structurelles, et non plus s’occuper de « réformettes ».

Un  gouvernement et des syndicats, engagés dans un combat de coqs, peu conscients de l’urgence, l’un et les autres n’ont-ils pas dors et déjà perdus de vue l’âne (1) ?

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Crab.

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(0) Cdans l’air.

(1) L’âne ; L’opportunité politique.

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