21.10.2007
L'ISLAM ENTRE TRADITION ET MODERNITÉ
| Sami Aoun et Jean-Frédéric Légaré-Tremblay |
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Nuit blanche, numéro 108, octobre 2007
Malgré un titre passablement banal, ce livre d'entretiens fait néanmoins le tour de la question relativement à la situation difficile du monde arabe et musulman depuis deux siècles : islam et politique, islam et violence, islam en Occident, etc. Avec un courage qui l'honore, Sami Aoun, originaire du Liban, favorise une évolution de la pensée arabe et musulmane vers des concepts propres à l'Occident : laïcité, respect de la liberté de culte et de pensée, égalité des hommes et des femmes. En somme, il faudrait moderniser l'islam plutôt que d'islamiser la modernité, comme tentent de le faire la majorité des musulmans, avec plus ou moins (et plutôt moins) de bonheur (comme si on pouvait emprunter des technologies sans se soucier du socle intellectuel qui les soutient).
Bref, au lieu du repli identitaire, comme l'est l'islamisme, repli qui à la fois exprime et contribue à l'affaiblissement des musulmans, il faut plonger dans le siècle qui se construit et, ce faisant, faire cheminer la pensée arabe et musulmane vers plus de libéralité.
Ce serait trahir l'analyse de Sami Aoun que de relater plus avant les préférences implicites de l'auteur. Le mérite de ce précieux ouvrage, à recommander à quiconque veut s'initier à la culture moyen-orientale ou approfondir sa connaissance dans le domaine, est la grande qualité d'argumentation apportée sur l'évolution historique et sur les différents défis des musulmans, et ce, dans un langage très accessible. Avec ce bouquin synthèse, qui fait suite à d'autres travaux et de nombreuses apparitions audiovisuelles, Sami Aoun doit maintenant être considéré comme la figure d'autorité sur le Moyen-Orient et l'islam au Québec. NB
17:14 Publié dans Humanisme et religion | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.09.2007
L’égoïsme.
Non le plus difficile n’est pas de résoudre l’enfermement idéologique des monothéistes puisque pour eux c’est un état normal ; cet état est constaté.
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Gérer l’éveil serait de pure perte, puisqu’ils ne savent qu’affirmer en boucle, ce qui exclue tout débat argumenté ; mais s’assurer s’ils disposent encore de quelques réflexes, de souvenirs et d'émotions, par le recours à l’outil de la critique, seul traitement possible de la névrose, pour éviter l’accroissement du fanatisme ou le réduire en une portion la plus infime.
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La critique non pas pour les convaincre, disais-je, ce serait illusoire ou faire preuve de cécité, mais pour faire entendre la parole de ceux qui privilégie la recherche, qui ne se complaisent pas dans une construction dictée par le refus d’admettre la mort, une voix à l’opposé des religieux qui eux ne peuvent pas supporter l’idée d’une part d’être seul et surtout d’un monde sans eux.
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Ne pas supporter l’idée d’un monde sans eux, caractérise « la nature » profondément égoïste du religieux.
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L’égoïsme fondateur de l’idéologie (religion) explique cette volonté d’endoctrinement (1) qui les animes et du besoin, quand l’occasion se présente, d’user de la force (2) pour parvenir ou tenter affaire supporter leur névrose par tous.
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La religion est fondée sur l’égoïsme (3) le plus affligeant ; le refus d’admettre que la vie puisse continuer sans eux.
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Crab.
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(1) Endoctrinement ; Ce que eux appellent transmettre leur foi à leurs enfants, alors que, et personne ne sera surpris d’y trouver une contradiction de plus, dans leurs textes ils prétendent que la foi n’est pas transmissible. [ Rire ]
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(2) Oppressions morales ou contraintes physiques....
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(3) C’est « le naturel » du tyran....
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Bonsoir Prodicos ; Vous me dites (en caractères italique).
Salut Crab,
Il me semble que vous allez, encore une fois, un peu trop loin dans vos propos:
a) On n'est plus au moyen-âge : il y a longtemps que la religion kto n'impose plus quoi que ce soit par la force, vous pouvez l'admettre sans déchoir.
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Je fais référence à l’endoctrinement des enfants qui pour moi est une atteinte à leur liberté et à leur autonomie.
b) C'est assez provocateur de dire :
"La religion est fondée sur l’égoïsme (3) le plus affligeant ; le refus d’admettre que la vie puisse continuer sans eux."
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Ce n’est pas de ma part condamnatoire, c’est l’identification de l’élément moteur d’une angoisse ressentie par toute personne qui croie dans l’au-delà.
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en vous adressant à des gens qui sont supposés obéir au commandement : "Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés"
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Sur ce point je vous ai en d’autres temps répondu ; "Aimez-vous les uns les autres", c’est une injonction formulé par un individu qui se veut guide, postulat de départ ; « penser » que les gens n’ont pas la capacité d’aimer, pire oublier que dans cette matière il ne peut y avoir que des singuliers.
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" comme je vous ai aimés" Catégoriquement pervers, ce n’est pas aimer les autres que de prôner la martyrologie d’en faire une condition à valeur d’exemple, c’est vouloir faire accroire que c’est un bien de mourir pour des idées ; c’est minable, rien de plus.
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(même s'ils sont encore loin d'obéir à ce commandement, je vous l'accorde).
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Je ne leur donne pas tort ; Les gens risquent leur vie en état de légitime défense ou pour porter secours à une personne en danger.
Les gens pour aimer ont la multiplicité des choix et c’est en fonction de leur histoire personnelle ; l’universel n’y à pas sa place.
Précisez donc un peu mieux votre position entre ces deux points de vue :
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L’amour n’a jamais connu de loi et de ce fait ne saurait obéir à aucune injonction, c’est la nature qui décide et non pas l’idéologie, sauf dans les mariages forcés.
- soyons hédonistes, recherchons notre plaisir personnel avant celui de nos successeurs ("après nous le déluge" est la formulation extrême),
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Etre Hédoniste n’empêche pas de réfléchir sur le contrat social, bien au contraire. (1)
-acceptons de nous priver et de faire des sacrifices maintenant pour que les générations qui vivront après nous aient une vie plus agréable.
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Etre conscient de ses droits et de ses devoirs exclue la notion de sacrifice.
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Ou bien y a-t-il une troisième voie, d'après vous ?
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Oui ! (2)Crab.
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Citation.
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(2) Comment concilier “immanence et respect de l’autre” et “immanence et citoyenneté” ?
Par le jeu tout simple de l’immanence : le contrat, la règle du jeu, la logique de la communauté nécessaire et non pas la transcendance républicaine, le contrat social comme une religion, la communauté tel un corps mystique. C’est parce qu’on en appelle à la raison et à l’intelligence des hommes qu’on peut créer du lien social, et non en sollicitant les fictions métaphysiques d’une philosophie qui se contente, du moins pour la philosophie dominante, de reformuler dans le langage de l’idéalisme allemand, les préceptes de la religion judéo-chrétienne.
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(1) Comment éviter alors la confusion de l’hédonisme et du consumérisme ?
L’hédonisme n’existe pas en tant que tel, il faut le qualifier pour qu’il existe de manière singulière : or il est des hédonismes dont certains sont mes ennemis, ainsi l’hédonisme consumériste. Les hédonismes sont au moins, pour aller vite, de deux types : hédonisme de l’être, hédonisme de l’avoir. Le premier est d’ailleurs le remède au second. “Hédonisme de l’avoir”, le plaisir qu’il y a à consommer, acheter, posséder, s’inscrire dans une logique d’accumulation d’objets, de “choses” pour le dire dans l’acception d’un Georges Perec ; “hédonisme de l’être”, le plaisir de penser, de se construire, de l’édification intellectuelle et personnelle, le plaisir existentiel de se créer une vie philosophique totalement et radicalement indépendante de l’avoir : on a, c’est bien, on n’a pas, c’est bien aussi, on avait et on n’a plus, c’est encore et toujours bien. Ne pas être l’esclave de l’avoir, de la propriété, des choses, des objets, de l’argent, du pouvoir, des honneurs et des puissances sociales, hochets de l’avoir. Les ennemis de l’hédonisme, et il y en a, feignent d’assimiler l’un à l’autre. M O
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A bientôt.
10:00 Publié dans Humanisme et religion | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06.08.2007
L'usurpateur.
Citation : (Plus les hommes seront éclairés et plus ils seront libres. (Voltaire).
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Ce qui est scandaleux c’est de porter au pinacle, et bien trop souvent de faire référence à un individu qui non seulement, sans citer ces sources, avait non seulement pillé, mais pire c’était efforcé d’en changer le sens, jusqu’à dénaturer en totalité les textes du TESTAMENT de l’Abbé MESLIER.
Voltaire n’était pas porteur des valeurs de l’humanisme. Il soignait son image en prenant fait et cause dans quelques affaires de justice.
Soigner son image avait fait l’essentiel de « son œuvre » et occupé toute son existence de cabot de salon.
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Cet hypocrite, déiste de salons, n’a pas sa place dans la pensée critique, n’est pas représentatif des idéaux qui ont aboutis à mettre fin à l’idéologie oppressive politico-religieuse qui maintenait à la tête de notre pays un individu, un roi dit de droit divin.
Il combattait les courants de l’Athéisme de crainte, par peur d’un peuple (1) qui deviendrait souverain.
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(Ose te servir de ton entendement. HORACE).
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Manifestement le petit Voltaire avait passé toute sa scolarité assis près du radiateur.
Il serait tant que les enseignants s’informe un peu mieux, non pas sur le monument, mais à propos du bricolage d’idéologies qui ont fait et font encore sa gloire.
Une gloire usurpée, ce que je pourrais appeler, l’hypocrisie faite Voltaire.
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Crab.
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(1) Peuple : Toutes classes confondues.
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