03/05/2010
Le Crime...
LA LETTRE
de
Marie Anne Charlotte CORDAY d 'ARMONT

Après la lecture de l’acte d’accusation, l’audition des témoins, on donna lecture de la lettre qu’elle avait écrite à son père, le 16 juillet et qui avait été interceptée. Elle revendiquait son acte en ces termes:
« Pardonnez-moi, mon cher papa, d’avoir disposé de mon existence sans votre permission. J’ai vengé bien d’innocentes victimes, j’ai prévenu bien d’autres désastres. Le peuple, un jour désabusé, se réjouira d’être délivré d’un tyran. Si j’ai cherché à vous persuader que je passais en Angleterre, c’est que j’espérais garder l’incognito, mais j’en ai reconnu l’impossibilité. J’espère que vous ne serez point tourmenté. En tout cas, je crois que vous auriez des défenseurs à Caen. J’ai pris pour défenseur Gustave Doulcet: un tel attentat ne permet nulle défense, c’est pour la forme. Adieu, mon cher papa, je vous prie de m’oublier, ou plutôt de vous réjouir de mon sort, la cause en est belle. J’embrasse ma sœur que j’aime de tout mon cœur, ainsi que tous mes parents. N’oubliez pas ce vers de Corneille:
Le Crime fait la honte, et non pas l’échafaud!
C’est demain à huit heures, qu’on me juge. Ce 16 juillet. »
Ce qui me frappe dan cette lettre c'est qu'elle est à la fois empreinte de dignité et d'extrême pudeur -
Les musulmanes dans l'actualité qui se prétendent ''volontairement'' pudiques feraient bien de s'interroger sur une notion qui manifestement ne fait pas partie de leur ''culture''
Citation:
( La pudeur c'est faire preuve de retenue – '' me couvrir la tête de n'importe lequel des voiles islamiques'' - c'est faire preuve d'aucune retenue - c'est considérer ''l'autre indigne de voir ma chevelure'' - Crab 2003)

Notes
Cette descendante du tragédien Pierre CORNEILLE a un très fort caractère: noble mais appauvrie, elle vit à Caen chez une vieille tante et voit très peu de monde. Très belle, elle s'en moque et néglige sa parure: elle consacre tout son temps aux exercices de piété, à la lecture de Plutarque, Tacite et Rousseau.
Charlotte est arrivée à Paris 4 jours avant l'exécution de Marat, elle est venue pour tuer celui qu'elle considère comme l'ennemi du genre humain. Au cours de son procès, seul le Président du Tribunal révolutionnaire a tenté de la sauver mais les juges ont refusé de la considérer comme folle. Charlotte Corday est montée calme et résignée à l'échafaud le 17 juillet 1793
Ode à Marie Anne Charlotte Corday
Quoi ! tandis que partout, ou sincères ou feintes,
Des lâches, des pervers, les larmes et les plaintes
Consacrent leur Marat parmi les immortels ;
Et que, prêtre orgueilleux de cette idole vile,
Des fanges du Parnasse, un impudent reptile
Vomit un hymne infâme au pied de ses autels;
La Vérité se tait ! Dans sa bouche glacée,
Des liens de la peur sa langue embarrassée
Dérobe un juste hommage aux exploits glorieux !
Vivre est-il donc si doux ? De quel prix est la vie,
Quand sous un joug honteux la pensée asservie,
Tremblante, au fond du cœur se cache à tous les yeux ?
Non, non, je ne veux point t’honorer en silence,
Toi qui crus par ta mort ressusciter la France,
Et dévouas tes jours à punir des forfaits.
Le glaive arma ton bras, fille grande et sublime,
Pour faire honte aux Dieux, pour réparer leur crime,
Quand d’un homme à ce monstre ils donnèrent les traits.
Le noir serpent sorti de sa caverne impure,
A donc vu rompre enfin sous ta main ferme et sûre
Le venimeux tissu de ses jours abhorrés !
Aux entrailles du tigre, à ses dents homicides,
Tu vins redemander et les membres livides,
Et le sang des humains qu’il avait dévorés !
Son œil mourant t’a vue, en ta superbe joie,
Féliciter ton bras, et contempler ta proie.
Ton regard lui disait : « Va, tyran furieux,
Va, cours frayer la route aux tyrans tes complices.
Te baigner dans le sang fut tes seules délices;
Baigne-toi dans le tien et reconnais tes Dieux. »
La Grèce, ô fille illustre, admirant ton courage,
Épuiserait Paros, pour placer ton image
Auprès d’Harmodios, auprès de son ami ;
Et des chœurs sur ta tombe, en une sainte ivresse,
Chanteraient Némésis, la tardive Déesse,
Qui frappe le méchant sur son trône endormi.
Mais la France à la hache abandonne ta tête,
C’est au monstre égorgé qu’on prépare une fête,
Parmi ses compagnons, tous dignes de son sort.
Oh ! quel noble dédain fit sourire ta bouche,
Quand un brigand, vengeur de ce brigand farouche,
Crut te faire pâlir aux menaces de mort !
C’est lui qui dut pâlir ; et tes juges sinistres,
Et notre affreux sénat, et ses affreux ministres,
Quand, à leur tribunal, sans crainte et sans appui,
Ta douceur, ton langage et simple et magnanime,
Leur apprit qu’en effet, tout puissant qu’est le crime,
Qui renonce à la vie est plus puissant que lui.
Longtemps, sous les dehors d’une allégresse aimable,
Dans ses détours profonds ton âme impénétrable
Avait tenu cachés les destins du pervers.
Ainsi, dans le secret amassant la tempête,
Rit un beau ciel d’azur, qui cependant s’apprête
À foudroyer les monts, et soulever les mers.
Belle, jeune, brillante, aux bourreaux amenée,
Tu semblais t’avancer sur le char d’hyménée,
Ton front resta paisible, et ton regard serein.
Calme sur l’échafaud, tu méprisas la rage
D’un peuple abject, servile, et fécond en outrage,
Et qui se croit alors et libre et souverain.
La vertu seule est libre. Honneur de notre histoire,
Notre immortel opprobre y vit avec ta gloire,
Seule tu fus un homme, et vengeas les humains.
Et nous, eunuques vils, troupeau lâche et sans âme,
Nous savons répéter quelques plaintes de femme,
Mais le fer pèserait à nos débiles mains.
Non ; tu ne pensais pas qu’aux mânes de la France
Un seul traître immolé suffit à sa vengeance,
Ou tirât du chaos ses débris dispersés.
Tu voulais, enflammant les courages timides,
Réveiller les poignards sur tous ces parricides,
De rapine, de sang, d’infamie engraissés.
Un scélérat de moins rampe dans cette fange.
La vertu t’applaudit. De sa mâle louange
Entends, belle héroïne, entends l’auguste voix.
Ô vertu, le poignard, seul espoir de la terre,
Est ton arme sacrée, alors que le tonnerre
Laisse régner le crime, et te vend à ses lois !
André Chénier fut lui aussi guillotiné, le 7 thermidor an II (25 juillet 1794)
Suite
http://laiciteetsociete.hautetfort.com/tu-aimeras-ton-prochain/
Vidéo
http://www.terre.tv/fr/protection-de-lenvironnement/reportage/111_hypatie-dalexandrie
15:53 Publié dans 49 Marie Anne Charlotte CORDAY d 'ARMONT | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : femme, nation, patrie |
Facebook | |
|
Imprimer |
DEBBOUZE ''Tout le monde''
MECQUE ( de la) ; et d'un petit mec...

Debbouze dénonçait le débat sur la burqa
AFP
26/01/2010
Extrait
" ...n'est même pas un épiphénomène, ça concerne 250 personnes: qu'est ce qu'on vient nous faire chier avec ce truc." [,,,] ce débat est tout simplement " xénophobe " Fin des extraits
PAILLE ( de la ) ; à la poutre dans l'œil...
Ce que dit Debbouze n'est rien de plus qu'un propos de petit mec dont l'objet est de masquer que les monothéismes sont des idéologies [ religions ] rédigées par des hommes sur mesure pour les hommes comme la religion musulmane plus phallocrate, pire que ces prédécesseurs [ les autres monothéismes ] génère des pathologies aggravées...
Ce qui caractérise les religions Abrahamiques c'est la négation de l'autre - l'autre, c'est à dire la femme -
Le choix c'est pour l'homme – dans le langage monothéiste [et encore moins dans celui de la Mecque] le mot ou la notion de choix n'existe pas pour la femme – elle est [ la femme ] inexistante – la moraline de la tribu conjuguée à l'invention coranique que l'on essaie de faire passer pour révélation permet de pousser le bouchon plus loin
Compte tenu de l'endoctrinement important qui sévit dans le milieu dont Debbouze est issu, [ l'homme définit comme supérieur à la femme ] il ne peut qu'insulter les gens qui veulent impérativement que la femme ne soit pas traitée comme un objet ou une marchandise mais identifiée comme sujet
Lu sur un site
« En utilisant le débat sur la burqua en France aujourd’hui comme support de stigmatisation d’une communauté donnée, les politiques et les médias s’offrent les moyens de libérer le refoulé de l’islamophobie devenue en quelques décennies le pendant de l’antisémitisme français au XIXème siècle. On sent une menace, l’étrangeté absolue, et surtout le sentiment de la double allégeance ». Source : Oumma:Farid Laroussi. http://www.palestine-solidarite.org/burka.jpg
Comme on peut le noter, là encore, au lieu de faire une réponse argumentée, aux critiques qui proposent de condamner des vêtements signes d'aliénation et des « valeurs masculines » négatrices de l'identité féminine, l'utilisation de la même tentative de manipulation de l'opinion
Ce qui pour cet activiste de la désinformation revient à rabâcher le même leitmotiv : il y aurait une volonté nationale de stigmatiser « ces pauvres musulmans »
Alors redisons le sont stigmatisées toutes ces femmes qui n'ont pas les ressources pour fuir ces pays qui se réclament de l'islam et qui ne leur offre pas d'autre choix que d'être des ombres, privées de lumières, sur l'espace public pour ''toute identité'' d'êtres de seules et visibles taches noires
Ci - dessous - Le clonage des esprits
- la privation de l'identité
Qui peut prétendre défendre une seule seconde '' cette société '' ?

Sont stigmatisés dans la plupart de ces pays islamiques les incroyants, les laïcs, les déistes où des gens d'autres confessions, et c'est aussi le cas dans un bon nombre de quartiers dans notre pays
Dans notre pays, dans certains quartiers, où règne ce climat misogyne, phallocrate, homophobe, résurgence du patriarcat est parfaitement entretenu par une propagande du clergé musulman - ou encore de prétendre se comporter en fonction d'un texte poussiéreux [ le coran ] qui n'est rien de plus que le reflet de l'idéologie de tribus machistes, et grotesque datant du septième siècle
D'autre part nous savons depuis longtemps que ces vêtements n'ont rien à voir ni dans la croyance dans un monothéisme ni même avec la religion...
Piqûre de rappel
Toutes religions duelle, dont les monothéistes, ont été rédigées par des hommes pour des hommes – c'est en ce sens que ce sont toutes des philosophies matérialistes de la volonté de domination – aucune de ces religions construction d'une figure paternelle ne s'adressent aux femmes – mais directement d'hommes à hommes - leur fonction sociale c'est d'asseoir la suprématie de l'homme sur la femme comme commandement divin
Quand j'entend parler de parutions de livres récentes du type - les lumières de l'islam ou pourquoi l'islam séduit-il ? - Je me dis - quand enfin paraitra un ouvrage '' Je n'endoctrine pas mes enfants car je respecte leur liberté de conscience '' ?
Sûr ce n'est pas demain la veille –
Pourquoi se défaire de la facilité même si cela est sans respect pour cet autre – cet étranger – cet enfant qui n'a pas donné son avis pour '' débarquer '' dans une société qui ne cesse à travers '' ses '' religions masculines de valoriser la violence – essentiellement les valeurs guerrières et non pas les aspects ou valeurs positives qui relève de la création , de la créativité et de la justice
Ces idélogies masculines confortent ou génèrent le statut de sous citoyen fait aux femmes et pour finaliser le projet de frenner toute émancipation des hommes et des femmes en tentant de les figer dans l'illusion
Crab
Voir aussi comment se manifestent d'autres petits mecs sur
http://laiciteetsociete.hautetfort.com/37-les-precieux-ridicules/
14:04 Publié dans 37 MECQUE (de la); et d'un petit mec... | Lien permanent | Commentaires (0) |
Facebook | |
|
Imprimer |


