13.03.2008
Salon du livre
Polémique stupide autour du salon du livre à Paris.
Le livre est le symbole même de la liberté d’expression, de l’indépendance d’esprit.
Piqûre de rappel : «Loi sur la liberté religieuse en Algérie », que j’avais notifiée (depuis 2006) ; donc éditée antérieurement sur plusieurs forums de Cdans l’air. Crab.
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Algérie : la république islamiste se dévoile
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La loi prévoit des peines de 2 à 5 ans de prison et une amende de 500.000 à 1.000.000 de dinars (5.000 à 10.000 euros) contre toute personne qui « incite, contraint ou utilise des moyens de séduction tendant à convertir un musulman à une autre religion ».
Les mêmes sanctions sont prévues contre toute personne qui « fabrique, entrepose, ou distribue des documents imprimés ou métrages audio-visuels ou tout autre support ou moyen, qui visent à ébranler la foi musulmane ».
Fin de l’extrait selon une dépêche de l’Associated Press, datée du Lundi 20 mars 2006.
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Voilà entres autres ce qui mérite d’être connu : Extrait :
Des éditeurs algériens dénoncent la censure du livre de Benchicou
http://ffs1963.unblog.fr/files/2007/11/bench.jpg
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Communiqué. Solidarité des éditeurs
Dans l’indifférence générale, le stand des éditions Inas - dirigés par Boussad Wadi - est fermé depuis le deuxième jour du Salon international du livre, sur décision du comité d’organisation de la Safex. Peu de gens semblent s’en émouvoir.
Ce salon s’inscrit sous le signe d’un glorieux slogan «Libertés et imaginaire», alors même qu’il cautionne une action discrétionnaire. L’éditeur s’est vu brutalement cadenassé son stand au motif qu’il mettait en vente le dernier ouvrage de Mohamed Benchicou. Le prétexte est fallacieux : on lui a reproché d’exposer un livre qui n’était pas dans la liste envoyée à l’Anep avant le salon. Car chaque éditeur était tenu de soumettre une liste d’ouvrages à l’Anep bien avant la tenue du salon. Sanction, donc. Le principe même de cette liste est révoltant. Pourquoi un éditeur algérien devrait-il soumettre une liste des ouvrages qu’il a l’intention d’exposer lors d’un salon du livre se tenant en Algérie ? Au nom de quoi ? On peut comprendre que le comité d’organisation ait recours à ce procédé pour filtrer les livres venant de l’étranger, ceux de propagande religieuse incitant à la violence par exemple. Mais pourquoi s’attaquer à un éditeur national éditant un auteur algérien ? Le comité d’organisation, au lieu de s’occuper de Boussad Wadi, devrait plutôt, entre autres, édicter des normes d’occupation des stands et des règles d’exposition des livres, en interdisant par exemple que les cartons soient utilisés comme supports d’exposition, ou que les livres soient entassés à même le sol. Boussad Wadi a été sanctionné. Nous aurions tous dû l’être : certains d’entre nous (la majorité en vérité), n’a même pas envoyé de liste à l’Anep, par négligence, mais parfois aussi par principe. Où sont les sanctions ? Pourquoi ne vient-on pas sur chacun de nos stands vérifier si les livres que nous exposons sont en conformité avec la liste que certains d’entre nous - sottement disciplinés - ont pourtant transmise à l’Anep ? Nous sommes en effet quelques-uns à exposer sur nos stands des livres non répertoriés. Si l’on faisait le compte, entre les éditeurs qui, d’un côté, n’ont pas transmis cette liste, de l’autre en ont envoyé une, mais non exhaustive, la quasi-totalité des stands nationaux auraient dû subir le même sort que celui de Boussad Wadi.Une question enfin : Bousad Wadi aurait-il subi la même sanction s’il avait mis en vente un livre de cuisine ou de contes pour enfants, qu’il soit ou non listé ? Nous souhaitons exprimer ici, en tant que professionnels du livre, notre solidarité à l’égard d’un confrère victime d’une décision arbitraire, et condamner une censure - qui ne dit pas son nom - qui se généralise à tous les supports d’expression publique. L’éditeur de livres, le libraire, les acteurs du livre en général, occupent, dans notre pays, une place dérisoire ; ils parient sur la liberté de pensée et de l’imaginaire - la vraie liberté, pas le vain mot utilisé en guise de slogan.-
Éditions Apic, Barzakh, Casbah, Chihab, Dalimen, Hibr, Le Tell, Librairie Ijtihad, Omega International.
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Un salon du livre c’est l’occasion de dénoncer la censure encore présente dans nos médias français et celles des autres pays, et non pas le lieu de vaines polémiques politiques.
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Crab.
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Caricatures de Mahomet: relaxe confirmée pour Charlie Hebdo
La cour d’appel de Paris a confirmé mercredi la décision du tribunal correctionnel, tout en ajoutant que les caricatures du prophète Mahomet ne constituaient pas une injure à l’égard des musulmans.
LIBERATION.FR : mercredi 12 mars 2008
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«C’est une très belle victoire pour la laïcité et la liberté d’information et d’expression» s’est réjoui Me Richard Malka, un des avocats de Philippe Val, après la décision de la cour d’appel de Paris qui a confirmé mercredi la relaxe du directeur de la publication de Charlie Hebdo.
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Une décision encore «plus catégorique» qu’en première instance selon l’avocat, puisque la juridiction a également jugé que les caricatures du prophète Mahomet publiées en 2006 par l’hebdomadaire satirique ne constituaient pas une injure à l’égard des musulmans.
Le 22 mars 2007, la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris avait déjà relaxé Philippe Val. Mais l’Union des organisations islamiques de France (UOIF) et la Ligue islamique mondiale (LIM), parties civiles, avaient interjeté appel. Dès l’audience, le 23 janvier, la cour d’appel avait accordé une première victoire aux défenseurs de Charlie Hebdo en jugeant «irrecevable» la constitution de partie civile de la LIM qui, selon elle, n’avait «pas établi avoir la capacité d’agir en France».
Le ministère public, qui avait requis la relaxe en première instance et n’avait pas fait appel, avait demandé la confirmation du jugement. Parmi les trois dessins incriminés figurent deux caricatures qui avaient été déjà éditées dans le journal danois Jyllands-Posten en septembre 2005 et avaient provoqué une flambée de violence dans le monde musulman: l’une représente la tête du Prophète coiffée d’un turban en forme de bombe à la mèche allumée, l’autre Mahomet accueillant des kamikazes au paradis avec la légende: «Arrêtez, arrêtez, nous sommes à court de vierges».
Le troisième dessin, œuvre du dessinateur français Cabu, représente Mahomet se prenant la tête dans les mains et déclarant: «C’est dur d’être aimé par des cons». A la gauche du dessin, une légende précise: «Mahomet débordé par les intégristes».
Source AFP
09:23 Publié dans Censure | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


