10/04/2011
'' 0 '' LE PARDON

Mantegna - les muses -
Les Muses sont au nombre de trois, à l'origine :
Elles s'appellent Mélété [ la pratique ], Mnémé [ la mémoire ], Aoedé [ le chant ] et sont identifiées à la musique et à la littérature. Leur domaine s'étendra ensuite à l'histoire, la philosophie et l'astronomie
Muse signifie en grec " tourbillon"
Dans l'œuvre d'Homère, les Muses inspirent aussi le poète, lui permettant de dire ce qui ne peut être dit, comme les noms de la multitude qui composait les armées de la guerre de Troie
Les neuf Muses
Clio - L'histoire
Melpomene - La tragédie
Thalie - La comédie
Calliope - L'éloquence
Erato - La poésie pastorale, l'élégie
Polymie - La poésie lyrique
Euterpe - La musique
Tersichore - La danse
Uranie - L'astronomie
LA THÉOGONIE
Extrait
Commençons notre chant par les Muses, habitantes du haut et divin Hélicon, qui, près d'une noire fontaine, devant l'autel du puissant fils de Cronos, mènent des danses légères ; qui, après avoir baigné leur beau corps dans les eaux du Permesse, de l'Hippocrène, du divin Olmeios, couronnent de chœurs gracieux, ravissants, les sommets de la montagne sacrée et les foulent sous leurs pieds agiles. C'est de là qu'elles descendent, lorsque, la nuit, dans un nuage, elles s'en vont parcourir la terre, faisant retentir au loin leur voix harmonieuse. Elles chantent Zeus qui s'arme de l'égide, Héra qui règne dans Argos et marche sur une chaussure dorée, la fille du roi des dieux, Athéné aux yeux d'azur, Apollon et sa sœur la chasseresse Arthémis, Poséidon, ce dieu dont les eaux embrassent la terre, dont le sceptre l'ébranlé, la vénérable Thémis, Aphrodite aux doux regards, Hébé à la couronne d'or, la belle Dioné, l'Aurore, le grand Hélios, la brillante Séléné, et Latone, et Japet, et Cronos aux rusés conseils, la Terre, le vaste Océan, la Nuit obscure, la race des autres dieux immortels. Elles-mêmes elles enseignèrent leurs beaux chants à Hésiode, tandis qu'il paissait son troupeau au pied du divin Hélicon ; et voici comme me parlèrent ces déesses de l'Olympe, ces filles de Jupiter : « Pasteurs qui dormez dans les champs, race grossière et brutale, nous savons ces histoires mensongères qui ressemblent à la vérité ; nous pouvons aussi quand il nous plaît, en raconter de véritables. » Ainsi dirent les filles éloquentes du grand Zeus, et elles placèrent dans mes mains un sceptre merveilleux, un verdoyant rameau d'olivier; elles me soufflèrent une voix divine, pour annoncer ce qui doit être et ce qui fut; elles m'ordonnèrent de célébrer la race des immortels, les bienheureux habitants du ciel, elles surtout, dont la louange devait toujours ouvrir et terminer mes chants
HÉSIODE- VIIIè - VIIè siècle avant notre ère-
Source
http://philoctetes.free.fr/theogonie.htm
vendredi 8 avril 2011 - Bertrand Cantat et le TNM – La cérémonie du pardon
par Micheline Carrier
Depuis une semaine, il flotte sur le Québec un discours public aux relents de lyrisme catholique qui n’est pas sans rappeler les prêches des curés d’autrefois et n’a pas grand-chose à voir avec le théâtre et l’Art. Je veux parler des forces mobilisées en faveur du pardon et de la réhabilitation de Bertrand Cantat, qui a tué Marie Trintignant, sa compagne, en 2003, et que le metteur en scène Wajdi Mouawad a invité à participer à des pièces de Sophocle qui seront présentées au Théâtre du Nouveau Monde, l’an prochain.
D’un côté, on nous a dit que le choix de Cantat pour composer et jouer sur scène la musique des chœurs dans des pièces du « Cycle des femmes », titre donné aux œuvres de Sophocle qui seront jouées, a été un choix purement artistique. Lorraine Pintal, la directrice du Théâtre du Nouveau Monde, l’a répété vendredi en annonçant que Cantat ne montera pas sur scène à Montréal ni à Ottawa. En même temps, on nous a parlé pendant une semaine de catharsis, de pardon, de réhabilitation, et d’un geste d’amitié du metteur en scène envers le chanteur.
« Ceux qui savent », et les autres
Certains tentent de culpabiliser les gens qui ne suivent pas la ligne tracée par "ceux qui savent", et parmi ceux-là, des animateurs du matin à la radio de Radio-Canada, des critiques de cinéma et des chroniqueurs de La Presse et du Devoir. Parmi eux, il y en a qui ont défendu bec et ongles le réalisateur Roman Polanski, violeur d’une adolescente qu’il avait séquestrée et droguée, et dont la justice américaine voulait l’extradition pour qu’il rende compte de son crime. Polanski étant un réalisateur « génial », il ne fallait pas y toucher, et de toute façon le crime datait de plusieurs années. Par ailleurs, s’agissant lors d’un festival d’honorer l’écrivain Céline, dont les écrits sont fortement teintés d’antisémitisme, certains de ceux qui défendent le choix de Mouawad s’étaient objectés à une telle reconnaissance. Il est bien plus grave, comme tout le monde le sait, de heurter des juifs par des écrits que de tuer une femme et de séquestrer et violer une adolescente dans la vie réelle.
« Ceux qui savent » sont si sûrs de détenir à eux seuls la vérité que les gens qui ne les suivent pas sont à leurs yeux des réactionnaires, pas loin d’être des retardé-es. Le comble ! Les mêmes qui reprennent le discours judéo-chrétien du pardon et de la compassion, qu’ils accommodent à toutes les circonstances, accusent les autres de moralisme. Des démagogues, tranche de façon lapidaire Robert Lévesque – un autre Monsieur-je-sais-tout-et-les-autres-sont-des imbéciles - à l’émission « 24 heures en 60 minutes » le 8 avril. La suffisance s’invite un peu trop souvent sur les ondes de la radio et de la télévision d’État, comme dans certains blogues ou certaines chroniques. On a parfois l’air de croire qu’un metteur en scène talentueux et admiré dans le monde entier est forcément un génie, qu’il jouit d’un jugement infaillible, que ses intentions sont toujours celles qu’il paraît avoir et, par conséquent, qu’on devrait l’exempter de toute critique. On a souvent eu la même attitude à l’égard de Robert Lepage et d’autres vedettes admirées, comme Céline Dion. J’avoue que cette tendance québécoise à voir du génie partout, - du moment que quelqu’un réussit brillamment dans son domaine, surtout à l’étranger -, et à l’entourer d’une aura protectrice contre la critique, m’irrite royalement. Je me demande même si certain-es ne s’ennuient pas des saints de l’Église catholique et n’en ont pas inventé une version profane.
Dans une entrevue, Lorraine Pintal a dit souhaiter qu’on n’oublie pas Sophocle dans cette affaire. Elle a contribué elle-même à le faire oublier et à occulter le sujet de ses pièces adaptées par Wajdi Mouawad et dans lesquelles Bertrand Cantat devait jouer. Elle a plaidé vigoureusement, non pour Sophocle et son art, mais pour le seul personnage controversé qui devait monter sur scène, réclamant qu’on ne lui fasse pas un second procès parce qu’il avait droit à la réhabilitation. Ce discours fait-il partie du rôle habituel des directeurs et directrices de théâtre ? N’est-il pas singulier que le metteur en scène ne daigne justifier lui-même son choix ? Peut-être les « génies » n’ont-ils de compte à rendre à personne.
Sophocle+Cantat : le nœud de l’affaire
Parlons-en de l’œuvre de Sophocle à l’origine de l’invitation du metteur en scène faite à son ami Bertrand Cantat de se donner en spectacle peu de temps après avoir purgé une peine de prison pour avoir tué sa conjointe. C’est précisément l’association de Bertrand Cantat à ces pièces qui fait problème, pour moi, et c’est ce qui ressemble à un geste de provocation. Cantat aurait donné un spectacle de chansons au Centre Bell, ou joué de la musique à un festival quelconque, je ne serais pas allée l’entendre, mais j’aurais réagi différemment. Je serais même d’avis de lui accorder le droit de circuler où bon lui semble au Canada si les lois le permettent.
Mais les trois pièces en question mettent en scène des femmes en butte à l’ordre patriarcal et qui en mourront : une fille qui défie les ordres inhumains de son père, une épouse et mère révoltée contre les actes inhumains de son mari, homme qui a sacrifié sa fille sur le bûcher, une mère étant elle-même tuée par son fils, car l’ordre patriarcal ordonne au fils de venger son père en tuant sa mère. Et Cantat, dont l’acte de violence extrême et fatale est une illustration moderne de cet ordre patriarcal, qui se perpétue même dans les pays les plus progressistes, Cantat surgirait au milieu de ces tragédies pour accompagner les chœurs de femmes avec sa musique… Peut-on mieux banaliser la violence faite aux femmes ? Puisque les gens de théâtre comprennent les symboles plus aisément que le bon peuple, selon certain-es, ils devraient être sensibles à la symbolique de ce choix et à la réaction qu’elle provoque.
L’idée que l’homme qui a tué Marie Trintignant, dans les circonstances que l’on sait, puisse « mettre sa musique sur les mots de Sophocle (Lorraine Pintal) » dans les chœurs de femmes de la pièce « Antigone » - en être le « maître de chœur » - me fait frémir. Le personnage d’Antigone est un modèle de défi et de courage face à l’ordre patriarcal*. L’héroïne fait passer son amour pour son frère avant l’obéissance à son père, et c’est là un crime que Créon punira de mort. Ce même ordre patriarcal, que les batteurs et les meurtriers de femmes perpétuent de siècle en siècle jusqu’à aujourd’hui, quand ils rencontrent de la résistance face à leur domination, quand des femmes refusent de leur obéir, ou simplement, quand elles expriment des opinions personnelles ou résistent à s’affubler d’un vêtement qui les fait disparaître de la vue d’autrui et les marque comme des personnes inférieures et soumises au diktat des hommes.
Comment ne pas voir du cynisme dans le choix de Wajdi Mouawad de confier ce rôle à Cantat ? Ce metteur en scène, qu’on dit sensible et compatissant, n’aurait pas pressenti qu’il allait heurter et blesser bien des gens au Québec, où des événements tragiques (Polytechnique, notamment) ont exacerbé chez des hommes comme chez des femmes la sensibilité aux violences sexistes ? Si c’est le cas, il vit dans une bulle qui le sépare du commun des mortels, et surtout des mortelles. À moins qu’il ait pressenti tout cela et décidé de passer outre, tentant un coup de force dans le but de réhabiliter son ami, au risque ou avec l’intention de provoquer. À moins qu’il ait mal évalué le penchant "accommodant" des Québécois-es. On l’ignore, le « grand homme » se terrant dans le silence et ayant laissé cette semaine la directrice du TNM se débrouiller avec la controverse.
Qui est moraliste et démagogue ?
On ne pardonne pas dans les pièces de Sophocle, on règle des comptes, on est torturé par ses actes et on les expie. Le grand dramaturge a vécu quatre siècles avant l’ère chrétienne, alors, le pardon chrétien, il ne connaît pas.
Le pardon et la rédemption semblent des thèmes chers au metteur en scène Wajdi Mouawad. Ils étaient présents dans « Incendies », dont j’ai beaucoup apprécié l’adaptation cinématographique de Denis Villeneuve, mais dont le dénouement m’a laissée muette : un pardon si facilement accordé, sans la contre-partie des regrets ou de la réparation chez ceux qui ont infligé violences et ignominies… Un pardon qui fait l’économie de la révolte et du refus, passages obligés dans tout cheminement humain vers la guérison et la réconciliation. Je pensais surtout à la mère, une femme, - une femme, une mère, pardonne toujours, n’est-ce pas, selon l’idéologie judéo-chrétienne.
Mais dans le contexte actuel, il est indécent de forcer le pardon et la réhabilitation d’un homme dont la présence blesserait de nombreuses personnes. Comprenez-moi bien, je suis d’accord avec le pardon. Que celui ou celle qui n’a jamais eu besoin du pardon d’autrui se lève. Mais là n’est pas la question. Il s’agit de réhabiliter un homme dans un contexte qui revient à banaliser la violence contre les femmes. Il ne nous appartient pas de pardonner à Bertrand Cantat ni de participer à un cérémonial pour le réhabiliter. Si Wajdi Mouawad veut le faire, qu’il le fasse pour lui-même et ailleurs. Ce qu’il fera, selon ce que vient d’annoncer Lorraine Pintal : Cantat ne montera pas sur scène à Montréal ni à Ottawa dans « le Cycle des femmes ». Mais il le fera sur certaines scènes en France.
Wajdi Mouawad pourra décider de présenter le « Cycle des femmes » sans la présence de Cantat ou bien de ne pas le présenter du tout au Québec et à Ottawa. S’il annule cette présentation à cause de l’absence de Cantat, il confirmera qu’il était plus important pour lui de forcer la réhabilitation spectaculaire de son ami, et nous punira de n’avoir pas participé à cette belle mise en scène. Ne venez pas alors parler de choix artistique. Il existe au Québec plusieurs bons musiciens de rock qui pourraient remplacer Cantat et donner ainsi l’occasion à un plus grand nombre d’apprécier le talent de Wajdi Mouawad.
À ceux et à celles qui accusent les autres de moralisme parce qu’ils et elles réagissent négativement à la présence de Cantat dans cette trilogie de Sophocle, je propose le scénario suivant : le Cardinal Turcotte mobilise tous les médias, toutes les églises et autres tribunes du Québec pour appeler la population à pardonner et à réhabiliter les prêtres pédophiles qui ont brisé la vie de milliers enfants. Allez, un bon mouvement de l’âme, il faut savoir pardonner, prêche-t-il, tout le monde a droit à la réhabilitation, à une seconde chance, le pardon est une vertu chrétienne. Dieu seul a le droit de juger. Laissant son serviteur aller seul au front, le pape Benoît XVI se terre dans l’ombre en silence, au cas où l’initiative tournerait mal.
Qu’en direz-vous, ô grands prêtres et grandes prêtresses de la célébration du pardon et de la réhabilitation de Bertrand Cantat qui, lui, a enlevé la vie à une femme et a brisé celle de ses enfants, de sa mère, de son père, de ses ami-es, de ses admirateurs et admiratrices ?
Bien sûr, ce n’est pas pareil.
Le cardinal Turcotte et le Vatican ne pourraient, eux, se réclamer de la liberté artistique, source de bien des indulgences… partielles ou plénières
Source
http://sisyphe.org/spip.php?article3832
LE PARDON
SYMBOLE
DU RELATIVISME CULTUREL
Commentaire
– je me souviens de BHL qui déclarait sur un plateau de télévision que '' le pardon '' était une magnifique initiative ou idée du pape
Je partage la position, l'analyse, je pourrais dire la démythification '' du pardon '' entrepris par madame Micheline Carrier ; extrait :
« ...Depuis une semaine, il flotte sur le Québec un discours public aux relents de lyrisme catholique qui n’est pas sans rappeler les prêches des curés d’autrefois et n’a pas grand-chose à voir avec le théâtre et l’Art. Je veux parler des forces mobilisées en faveur du pardon et de la réhabilitation de Bertrand Cantat, qui a tué Marie Trintignant, sa compagne, en 2003, et que le metteur en scène Wajdi Mouawad a invité à participer à des pièces de Sophocle qui seront présentées au Théâtre du Nouveau Monde, l’an prochain. »Fin de l'extrait
Dans la lettre à HYPATIA, le 21 06 2010, j'écrivais : [ C'est bien parce que nous respectons la mémoire d' HYPATIA que nous ne demanderons jamais les excuses de l'église ni le pardon d'un pape ]
http://laiciteetsociete.hautetfort.com/tu-aimeras-ton-prochain/
Nos actes sont la cause de notre avenir, '' le pardon '' l'outil de la dé-responsabilisation masque mal le machisme incarné par les chefs religieux qui pour survivre ou continuer à dominer ont intérêt [ du moins le croient-ils ] à tenir des propos où de s'appuyer sur des '' vérités '' [ '' textes prétendus divins ''] infantiles
En France '' parler '' de patriarcat - en demandant de faire référence aux textes [ religions ] , rien qu'aux textes, et toujours et encore rien qu'aux textes, autant ces temps-ci s'adresser à des murs...
L'acte d'un Cantat, n'est pas un acte isolé puisque qu'une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son conjoint ou d'un de ses proches –
Mais aussi, pour les femmes combien de mariages forcés, de crimes d'honneurs [ ou de sa menace ], d'interdictions de travailler...?
Nous savons depuis longtemps que c'est la conséquence d'un processus patriarcal vieux de plusieurs millénaires, surtout depuis que les monothéismes ont éloignées les femmes de tous les lieux de savoirs dans les premiers siècles de notre ère – d'où l'importance de responsabiliser tous les citoyens et non de banaliser par le biais '' du pardon '' [ une sorte d'impunité ] cette violence porter par des valeurs masculines négatives
S'impose en effet de responsabiliser tous les citoyens, car force est de constater que des femmes sont complices de ces idéologies phallocrate sinon il y a bien longtemps que l'inégalité hommes – femmes ne serait plus qu'un lointain souvenir
Ce ne sont pas exclusivement ou en totalité des hommes qui dans certains quartiers de nos villes se chargent de contrôler la vie des jeunes filles, de les autoriser ou non à sortir
Certains mouvements ou associations '' féministes '' ne savent même plus réellement ce que sont '' les valeurs masculines négatives '' véhiculées par des idéologies totalitaires ... de surcroit tolérées '' cela va de soi '' au nom du respect des cultures
A ce titre d'ignorer les contenus des textes religieux pour mieux sacrifier le féminisme universaliste sur l'autel de '' l'antiracisme '', car décrypter '' la parole '' d'un dieu absolutiste c'est faire preuve de racisme envers, parait-il, '' l'homme musulman '', race nouvelle inventée par quelques organisations antiraciste – oui – oui – vous avez bien lu...
Cantat n'est pas bien évidemment un '' homme musulman '', cependant je précise depuis plusieurs décennies que le dieu absolutiste des musulmans '' est venu relancer '' et tenter d'installer dans notre pays le pire des machismes – s'impose donc la critique sans concession de cette idéologie [ coran ] patriarcale
Toute personne de bon sens sait que la croyance dans une ou plusieurs divinités n'a pas le moindre rapport avec les moralines [ religions ] du patriarcat – ce qui est particulièrement grave dans l'actualité c'est le nombre de responsables politique qui affectent de l'ignorer...
Ce que je peux ajouter, c'est que les gens de ma génération, jeunes auraient-été furieux de voir un seul d'entre-nous se mêler de la vie privée d'une jeune fille [ ou d'une jeune femme ]
Je n'imaginais même pas, un jour, voir ce genre de choses...et quand bien même si autrefois tout n'était pas toujours rose, nous n'entendions jamais parler de religions - ne de code impératif – ni de code de la famille [ '' code de l'infamie '' ], ni de code d'honneur – ni menaces à l'appui d'interdiction de l'apostasie -
Qu'elle régression!
Crab - 10 Avril 2011
Suite
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16:11 Publié dans '' 0 '' - Le pardon | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : laïcité, pape, religion, bhl, racisme |
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06/04/2011
Laïcité : ça n'est pas fini

Les sept filles du Titan Atlas -
La Pléiade est le nom donné à un groupe de sept poètes, et ce, en référence aux sept filles d'Atlas, héros de la mythologie grecque. Ce nom a été donné à plusieurs groupes de poètes au cours des siècles
France 5 : C dans l'air - Mercredi 06 Avril 2011; Laïcité : ça n'est pas fini
Non ! La laïcité, ça n'est pas fini, en effet...
Les religions
Dans un pays, les religions divisent les citoyens, néanmoins ont toutes comme point commun celui d'endoctriner des enfants afin de formater des groupes d'individus acceptant le principe d' une hiérarchie artificielle par exemple pour les judéo-chrétien ou d'un dieu sorte de dictateur absolutiste pour la musulmane
Petit rappel
Plus que les autres la mahométane a cette particularité, écrite par des hommes n'est qu'une sorte de code rédigé sur mesure pour les hommes... [ sexiste, sexo-séparatiste, homophobe et xénophobe ]
Mais c'est tellement plus simple de parler des religions sans évoquer ou en prenant soin de ne pas faire référence à des textes qui véhicules des valeurs masculines négatives
En outre il est bien de rappeler que les religions n'ont pas le monopole de la spiritualité...contrairement à ce que dit un intervenant [ sociologue catholique ] qui s'imagine que les incroyants n'ont aucune vie de la conscience, donc n'auraient aucun sens de la spiritualité
Mais,
un invité Guillaume Roquette, pragmatique a fait part de faits d'anticulture commis dans les lieux publics par des musulmans, un commentaire soutenu par un autre intervenant Raphaël Draï – des faits constatés par tous ceux qui ne se voilent pas la face à propos de l'activisme musulman
Cependant une remarque, autour du plateau pour parler de la laïcité, pas une seule femme...
Ceci dit '' on '' a peut-être échappé à la présence d'une nonne championne de la compassion ou à celle d'une jeune rabbin éthérée
Mais aussi,
autour du plateau, il est à noter une fois de plus non invités l'absence d'incroyant, d'helléniste, d'athée, d'agnostique, de femme féministe, de [ déiste, c'est à dire sans confession) ]
A contrario de ce que dit C Barbier '' porte parole du grand et du petit mufti '' favorable au financement des mosquées, j'estime que l'investissement doit-être réservé à des équipements publics qui rassemble les gens et non à des lieux symbolique de la division des citoyens, sachant qu'il existe une fondation permettant le contrôle des fonds destinés à la construction de lieux de cultes – et je me contrefiche que ces fonds viennent de l'étranger du moment que l'argent public de notre pays n'est pas requis...
Cette façon de spéculer sur la place des philosophies matérialistes de la volonté de domination dans le cadre de la république me fait penser à BHL qui n'imagine de belles discussions qu'entre théologiens...
La laïcité ce n'est pas l'incroyance ou l'athéisme, mais ce n'est pas non plus la religion
Crab - 06 Avril 2011
Suite sur :
http://laiciteetsociete.hautetfort.com/archive/2011/04/06/le-cadre-de-la-laicite-20111.html
19:41 Publié dans Laïcité : ça n'est pas fini | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : laïcité, france, religions |
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Le cadre de la laïcité - 2011

Démocrite
'' Difficile de faire avaler des couleuvres à un incroyant ''
UMP et ...
INCROYANTS et CROYANTS
Le cadre de la laïcité
La laïcité ce n'est pas l'incroyance ou l'athéisme, mais ce n'est pas non plus la religion
Nos racines culturelles sont grecques
La laïcité ne consiste pas seulement dans la séparation de l'Église et de l'État sinon la notion de neutralité par exemple des institutions perdrait tout son sens – donc elle initie un espace neutre -
La laïcité à une fonction émancipatrice, la parole publique libre, l' héritage et sa transmission siècles après siècles pour in fine aboutir à l'humanisme des lumières et les valeurs qui constituent notre socle commun républicain
Extrait des propositions de l'UMP
Le principe de la laïcité n’a vocation à s’appliquer que dans les relations avec les pouvoirs publics
PROPOSITION 1 : consacrer, par voie législative, l’interdiction faite à quiconque de se prévaloir
de ses croyances religieuses pour s’affranchir des règles communes régissant les relations entre
collectivités publiques et particuliers ( formulation inspirée de la décision du Conseil constitutionnel )
n° 2004-505 DC
Cette interdiction générale est évidemment à apprécier au regard du principe de liberté de
conscience, reconnu par le Conseil Constitutionnel comme « l’un des principes fondamentaux reconnus
par les lois de la République » qui garantit notamment le droit à l’objection de conscience, reconnu
au premier et second alinéa de l’article L. 2212-8 du code de la santé publique ( n° 2001-446 DC )
Source
http://www.lefigaro.fr/assets/pdf/laicite-0504-ump.pdf
Dans le projet des 23 proposition de l'UMP je lis rappelée '' la liberté de ne pas croire ou de croire '', je constate que la tradition des modes de pensées, philosophique, éthique des incroyants et des athées ne figurent pas dans les programmes scolaires
Citation :
...liberté de conscience, qui garantit à chacun la liberté de croire ou de ne pas croire, ainsi que la liberté de changer de convictions religieuses
PROPOSITION 2 : prévoir expressément, dans le cadre du programme scolaire obligatoire, un
enseignement relatif au principe de laïcité ; en lien avec la présentation des grandes religions, qui est déjà intégrée dans les programmes et qui doit être maintenue, le contenu et le niveau d’enseignement seront déterminés par le ministre de l’éducation nationale
Fin de l'extrait
Plus de 70% des français sont incroyants, agnostiques [ beaucoup sont déistes - sans confession ] et leurs traditions philosophiques sont méprisées par l'Éducation Nationale – Est-ce démocratique ?
Crab - 06 Avril 2011
Suite
http://laiciteetsociete.hautetfort.com/archive/2011/03/26/0-2011-le-mimetisme-violent.html
10:41 Publié dans Le cadre de la laïcité - 2011 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : france, laïcité, religions |
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05/04/2011
Cote d'Ivoire - 2011

Masque baoulé - Cote d'Ivoire
C'est clair, l'un a eu plus de voix que l'autre
L'émission de C dans l'air - F 5
- ce jour - 05 Avril 2011 -
Qui est-il ?
Comment peut-on depuis des semaines parler d'un Président puisqu'il n'est plus le Président de la Côte d'Ivoire ?
C'est accorder trop d'importance à un individu qui suite à sa défaite électorale n'est devenu rien de plus qu'un petit voyou mais extrêmement dangereux pour les ivoiriens... et si c'est vrai qu'il aurait été trahi '' par les siens '', c'est tant mieux car c'est un moindre mal !
Au lieu de respecter le jeu de la démocratie et la sanction sortie des urnes cet individu n'a rien trouvé de mieux que de déclencher une guerre civile et créer le chaos en livrant la capitale aux pilleurs qu'il a armé dans ce but
Non je ne comprendrais pas qu'il ne soit pas jugé...
Mais c'est tellement plus facile, pour un intervenant, sur ce plateau de C dans l'air, à l'esprit brouillé, modèle dans le genre de commentateur politique irresponsable, de rendre la France responsable des désordres, dans une tentative ultime de faire oublier la voyoucratie du clan Gbagbo
S'il n'y avait pas des soldats français qui risquant leur vie... j'en rirais...
Sur '' l'ivoirité ''
Entendre inlassablement répéter par des perroquets que l'ex-colonisateur a généré un tracé des frontières coupant en deux des communautés, par voie de conséquence il serait responsable des guerres civiles inter-ethnies
Voici plus de cinquante ans que ces pays sont indépendants- pourquoi en se regroupant certains pays n'ont-ils pas tout simplement abolis les frontières ?
Les guerres inter-ethnies ne sont rien de plus que la conséquence d'un racisme inter-ethnique, ne pas redéfinir les frontières relève de l'état d'esprit de bon nombre d'africains des pays équatoriaux où l'idéologie tribale prime encore trop sur les idéaux démocratiques
Crab – 05 Avril 2009
Brève
du 06 Avril 2011
L'indigence intellectuelle
Gbagbo, après avoir déclenché la guerre civile, causé de nombreux morts, voilà que '' notre homme '' [ je résume ], déclare, qu'il «...''aime la vie '', qu'il ne veut pas mourir, finir en martyr » ]
Oui '' il aime sa vie '' - mais pas celle des autres !
Et durant l'émission il y avait des intervenants pour parler avec respect de cet irresponsable
Navrant
Suite
http://laiciteetsociete.hautetfort.com/archive/2011/03/27...
18:59 Publié dans Cote d'Ivoire - 2011 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : france, cote d'ivoire |
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04/04/2011
'' 0 '' Lynchage - Racisme

Scènes courtoises -
Valve de miroir
Lynchage à Noisy
Dix auteurs présumés du passage à tabac d'un jeune homme samedi ont été interpellés lundi à Rosny-sous-Bois
La préfecture a fait part lundi de deux nouvelles interpellations, dont celle d'un mineur de 14 ans, portant à dix les personnes mises en cause dans le passage à tabac samedi à la gare RER de Noisy d'un jeune homme de 19 ans, originaire de Sartrouville
Racisme
Pendant combien d'années faudra-t-il rabâcher que le racisme commence quand une jeune fille appartient à sa famille, appartient au clan pour finir principalement dans les banlieues à appartenir au quartier, et non à elle-même ?
Pendant combien d'années faudra-t-il rabâcher que les causes de ce racisme ce n'est pas la pauvreté quand 70% des habitants depuis plus de vingt ans n'ont qu'une envie c'est de fuir loin de ces quartiers pendant que certains des autres vivent du marché du cannabis à raison de...ou jusqu'à 500 euros par mois ?
Pendant combien d'années faudra-t-il rabâcher que le racisme c'est considérer l'autre comme inférieur et que le racisme le plus répandu c'est celui '' qui autorise '' de contrôler la vie des femmes ?
C'est le machisme ordinaire!
Il n'y a guère que SOS racisme pour ne pas le voir, mais il y a longtemps que cela n'étonne plus personne – car ce n'est pas dans leur mentalité de se préoccuper de l'essentiel, savoir qu'une femme doit-être libre, autonome et indépendante financièrement d'un homme
Chacun peut vérifier que le racisme inter-ethnique, anti-blanc, anti-noir ou anti-arabe est à peu près en égale proportion, mais ce racisme là, est loin de concerner la moitié de l'humanité comme le racisme majeur anti-femme suivi de près par l'homophobie
Pendant combien d'années faudra-t-il rabâcher que les racines du racisme trouvent leur origines dans les religions duelle et la pire de toutes la musulmane pour ses valeurs masculines négatives?
Voir sur
http://laiciteetsociete.hautetfort.com/41-les-diktats-musulmans/
Cette anticulture n'est pas sans un impact fort sur les mentalités de nombreux jeunes [ majoritairement des garçons ] dans les quartiers ou vivent de fortes implantations de communautés musulmane, et nous savons qu'une partie des femmes [ endoctrinées dès l'enfance – ( aliénées ) ] sont complice de ces idéologies qui font de la virilité mal placée ou de la supériorité de l'homme sur la femme en s'affichant dans l'espace public affublé d'un des voiles
Voiles qui sont le symbole visible de l'appartenance à un clan, de l'assujettissement de la conscience à la loi religieuse du clan – symboles du patriarcat...
Il y a plusieurs années je rappelais que des groupes de garçons et de filles s'étaient constitués en banlieues pour '' casser de l'hommo ''
Voir sur
http://laiciteetsociete.hautetfort.com/violences_urbaines./
Les Capons de la république
Pendant combien d'années faudra-t-il rappeler que la mahométane est une idéologie qui vise à séparer les français, vise à à la négation de la citoyenneté au profit de libertés '' dites religieuses '' ?
Pendant combien d'années faudra-t-il répéter que le clientélisme de certains maires qui cèdent ça et là à des demandes liées à des pratiques '' dites religieuses '' que ce soit dans les écoles ou autres établissements municipaux destinés à recevoir du public participent à détruire ce qui permettait l'unité des français, c'est à dire la laïcité
Brève
Première nouvelle [ en rire ]
Les dirigeants religieux déclarent ne pas vouloir participer au débat sur la laïcité !
Et alors, ce débat est l'affaire des politiques et non des religieux !!!
La laïcité concerne toutes les options philosophique et les religieux seraient les seuls à devoir participer à ce débat et de choisir le moment qui les arrange –
Au détriment des options spirituelles, philosophiques ou éthique des incroyants, des agnostiques majoritaire dans notre pays, des croyants dans une divinité sans appartenir à une confession ou des croyants non pratiquants
Les religieux ou les religions n'ont pas de toute façon le monopole de la spiritualité et ne doivent en aucun cas participer [ privilégiés ] à ce débat...débattre de la laïcité c'est exclusivement le travail, le rôle des politiques
Nota :
Il est effarent de constater l'entreprise de désinformation distillée par les J T de la chaine de télévision F 3 – qui chaque jour laisse entendre qu'il n'y a pas de problème avec certaines des pratiques des musulmans sur [ entre autres ] l'espace public
Crab – 04 - Avril 2011
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20:58 Publié dans '' 0 '' Lynchage - Racisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : laïcité, racisme, france |
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