27.01.2008

Cinq et +

Le nouvel évangéliste et ses élucubrations de Latr(an)ine

Ou la Laïcité en péril…

Par Michel MENGNEAU

Non, ce n'est pas un nouveau discours pour l'inauguration des pissotières situées sur la place de l'église de Clochemerle dont il va être question. C'est dommage d'ailleurs car il eut été sans doute plus rigolo que celui prononcé par le nouveau chanoine temporaire de la basilique du Latran. Titre spirituel et honorifique conféré aux chefs de l'état français depuis Henry IV, mais que ceux-ci n'ont pas tous honoré, le dernier en date étant le Président Mitterrand.

A la lecture de cette apologie de la religion catholique et romaine quelques haut-le-cœur m'ont agité, pour se terminer dans une sainte colère…

C'eut été le discours lors de l'inauguration à Clochemerle, j'aurais volontiers fait partager la totalité du texte, cela nous aurait donné du baume au cœur en lisant l'écrit très rabelaisien de Gabriel Chevallier. Mais ce n'est pas le cas, donc à travers ce salmigondis vénéneux envers la liberté intellectuel et morale du peuple français plusieurs morceaux choisis et réflexions suffiront pour percevoir le mépris latent et l'incompréhension à l'encontre de la laïcité à la française que reflètent le discours de son chef de l'Etat - A l'époque de Pétain, « Chef de l'Etat » remplaçait l'expression « Président de la République », ce qui en la circonstance s'adapte bien à la situation actuelle.

Avant d'aborder des remarques sur le fond de ce panégyrique sur la religion chrétienne, on pourra déjà constater que l'histoire est arrangée à la sauce de l'Eglise catholique et romaine. Car sans oublier le baptême de Clovis qui scella une partie de notre histoire à celle de cette communauté religieuse, il y eut souvent des anicroches.

C'est peu de le dire, mais sans doute a-t-il oublié les guerres de religions ! Sans doute ne sait-il pas que se fut Jacques Lefèvre - Lefèvre d'Etaples - nouvellement réformé et propagateur de la foi protestante qui traduisit le Nouveau Testament en français en 1523 ! On comprend d'ailleurs mieux pourquoi le Latin fut longtemps la langue de référence des catholiques traditionnels, voire traditionalistes. N'a-t-il pas entendu parler des dragonnades qui décimèrent, bannirent, expatrièrent nombre de protestants en n'épargnant pas aussi et souvent laïcs et athées. En plus, il y eut aussi d'autres traces de communautés diverses qui ont laissé leurs empreintes sur notre civilisation. J'en veux pour preuve certaines villes qui ont encore des rues « De la Juiverie », ou appellations similaires, appellations qui ont traversées les méandres de notre civilisation puisque certaines viennent des Xème et XIème siècles. Aussi, dans des cités dispersées au sein de l'hexagone l'on retrouve les restes de l'influence arabe, que l'on retrouve d'ailleurs dans plusieurs patois aux accents encore ancestraux, comme dans des terroirs biens délimités du Poitou et du Nord de la France. Déjà sa vision de l'Histoire est pour le moins restrictive, sinon linéaire.

Comme le sujet offre peu d'intérêt, je passe sous silence une énumération de saints et saintes plus ou moins allégoriques auprès des sanctuaires desquels quelques crédules vont encore se recueillir dans l'espoir d'une guérison miraculeuse ou tenter par des incantations de favoriser l'arrivée d'une bonne fortune aléatoire.

Continuant sur sa lancée « l'Iconoclaste » fait une apologie d'écrivains, philosophes et musiciens de bon aloi qui seraient à ses dires les moteurs de la pensée et de la culture française. Que la France s'honore d'avoir fait connaître au monde les œuvres musicales de Poulenc ou de Messian n'altère en rien sa culture diversifiée. Que le pape se réconforte à la lecture de : « Le drame de l'humanisme athée » d'Henri de Lubac n'est pas un gage de l'universalité de cette pensée, pour finir sa soirée endormie devant le feu d'une cheminée du Vatican, en ronflotant, avec ouvert sur ses genoux « Le journal d'un curée de campagne » de Bernanos, fraichement offert par le Chef de l'Etat français, ne serait que le reflet d'une réflexion intellectuelle dogmatique qui est la rationalité des gens aux raisonnements cloisonnés, si… Si, le fait que ce genre de littérature laisse aussi planer à travers chaque ligne les relents des écrits de Maurras, cela nous rassure encore moins. En effet, Bernanos fut longtemps à l'Action Française au coté de Maurras avant qu'ils ne se fâchent. On voit dans quel monde le nouvel évangéliste va puiser ses références !

On aurait pu lui suggérer de citer Camus, par exemple. Est-ce une inattention de ma part mais j'oubliais qu'il était athée, et pour ne pas arranger les choses il fut pendant un temps membre du parti communiste ! Deux tares rédhibitoires dans le bien-pensé que l'on veut nous imposer, néanmoins on lui décerna le Nobel de littérature ! Pourtant ils ne sont pas nombreux ceux en France qui ont reçu cet honneur universel. Mais, surtout, on peut lui faire remarquer que la lecture de L'étranger, de la Peste qui a accompagnée les études de plusieurs générations et qui durent disserter sur ces deux chef-œuvres se perpétue encore ; et que ces œuvres sont certainement beaucoup plus lues que les écrits de René Girard dont Sarkozy veut se faire le chantre.

On pourrait lui recommander aussi de lire des écrivains d'autres religions, je pense particulièrement à Agrippa d'Aubigné ; qui, les armes à la main pour défendre sa foi protestante, n'en écrivit pas moins ce que certains considèrent comme faisant partie des plus belles pages de la littérature française, à savoir, plusieurs passages des « Tragiques ». D'ailleurs Hugo ne s'y est pas trompé puisqu'il écrivit : « Je suis frère de d'Aubigné », grande reconnaissance du talent littéraire du soldat-poète. Quant à Hugo, s'il fut croyant, ce qui ne fait aucun doute, il regardait néanmoins la religion d'un œil circonspect. Puis il y eut aussi les philosophes athées qui furent lus sous le manteau puisqu'ils furent souvent bannis ou interdits par la morale chrétienne, il n'empêche qu'ils eurent aussi leur part dans la construction intellectuelle et morale de notre pays. Une nouvelle fois il n'est pas inutile de rappeler au nouveau chanoine que c'est cela la France, cette diversité.

Puis après avoir encensé un choix bien déterminé de personnalités, le chanoine se met à faire de la philosophie. Un passage où il prétend disserter sur les aspirations de l'être humain, en insistant particulièrement sur le fait que la recherche intellectuelle de chacun sur la vie et la mort conduit inévitablement vers la spiritualité. Je n'épiloguerais pas sur se genre de sentence, j'ai bien écrit sentence car il s'agit dans sa pensée d'une théorie inéluctable ; comme cela demanderait une plus longue réflexion, laissons aux philosophes reconnus le soin de disserter sur cette interrogation… Je livre simplement un passage de son discours qui m'a laissé dubitatif, mais qui à lui seul prépare la suite de ses propos : « Le fait spirituel, c'est la tendance de tous les hommes à rechercher une transcendance. Le fait religieux, c'est la réponse des religions à cette aspiration fondamentale. »

Nous y voilà, la suite nous éclaire singulièrement par quel chemin tortueux il a amené la réflexion sur la laïcité, dixit : « Or, longtemps la république laïque a sous-estimé l'importance de l'aspiration spirituelle. ». Comme cela ne suffisait pas il fait entre autres remarquer que « la pénurie de prêtres n'avait pas rendu les français plus heureux », formule d'ailleurs assez sibylline utilisant une négation pour faire une affirmation. Le pire c'est qu'il en remet une couche quand il détermine définitivement ce que devrait être selon lui l'esprit de la république : « …, s'il existe incontestablement une morale humaine indépendante de la morale religieuse, la République a intérêt à ce qu'il existe aussi une réflexion morale inspirée de convictions religieuse ». Moralité, si l'on peut tolérer qu'il y ait encore des athées, parmi lesquels des agitateurs anarchistes, des libertaires, des marxistes, des qui ne croient en rien, etc., il leur est expressément recommandé d'aller à la messe, sinon…

A la lecture de ces lignes, pas rassuré, j'ai couru chez ma voisine pour lui emprunter un missel, sachant que chez les dames d'un certain âge on trouvait encore ce genre de truc. Ouf, bien m'en a prit, car la continuité des prédictions du chanoine m'a convaincu qu'il était urgent que je me convertisse si je ne voulais pas devenir un intégriste laïc, confirmé par ces mots : « D'abord parce la morale laïque risque toujours de s'épuiser ou de se changer en fanatisme quand elle n'est pas adossée à une espérance qui comble l'aspiration de l'infini. »(sic). En somme, à l'instar de beaucoup je m'étais fourvoyé sur les pentes dangereuses d'un fanatisme guettant au hasard de ma conscience non formaté au dogmatisme religieux ; du moins, c'est lui qui le prétend ! De toute évidence, se croyant investi de pouvoir divin, il voudrait cloisonner et diriger la pensée abstraite de ses concitoyens.

Mais cela n'était que des préliminaires, quelques agapes à grignoter avant le plat de résistance. Quel plat de résistance, indigeste, vénéneux, une tambouille nauséabonde. Malheureusement, je ne suis pas comme ces convives qui quittent le repas après le hors-d'œuvre déjà lassés des élucubrations du maitre de maison, pourtant cela m'aurais évité de relater ce menu. On comprendra mieux d'ailleurs pourquoi je fus agité de haut-le-cœur, prémices à une envie de vomir. Malgré tout, je fais partager ce grand moment de remise en cause des institutions laïques afin de ne pas être le seul indisposé : « Dans la transmission des valeurs et dans la différence entre le bien et le mal, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé, même s'il est important qu'il s'en rapproche, parce qu'il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d'un engagement porté par l'espérance. ».

Tout est dit, si j'ai bien compris l'Ecole Public serait donc le lieu où s'épanouissent des assassins, des voleurs, des voyous, des pernicieux du fait du manque de charisme, du manque de rigueur morale, du laxisme des Maîtres -instituteurs et professeurs, sans distinction de sexe- qui n'auraient apparemment qu'une conscience approximative du bien et du mal. De façon technique on pourrait lui prouver que ce genre de raisonnement est totalement abscons, surtout pour quelqu'un qui a toujours l'œil rivé sur les statistiques. Mais comme il s'agit d'une remise en cause de l'Ecole Public, gratuite, universelle dans sa diversité et la seule véritablement libre dans son enseignement, avec en plus une insulte à l'encontre de l'intégrité morale de ceux qui la perpétue, d'autres remarques s'imposent donc.

Il est vrai sans doute que si je n'avais pas été me pervertir sur les bancs de l'Ecole communale mes propos eurent sans doute été plus consensuels, mais ma pensée eut été moins libre et mon esprit critique moins développé. Pourtant ce sont deux valeurs, parmi d'autres, essentielles à l'épanouissement de l'individu. Valeurs que des Instituteurs attentifs à l'évolution intellectuelle de chaque élève ont distillé au jour le jour en mettant une sorte de passion et de rigueur dans leurs enseignements qu'ils voulaient les meilleurs pour les hommes de demain ; transcendés par la foi d'enseigner, beaucoup en consacrant leur vie à porter des enfants en demande d'espérance vers l'âge adulte firent de leur métier une sorte de sacerdoce. S'ils ne commencèrent pas leurs cours par la lecture de quelques passages d'Evangiles apocryphes, ils parsemèrent leurs enseignements de courtes leçons de vraie morale appropriées aux circonstances. Souvent même ils durent se substituer à des parents à l'éducation défectueuse. Ce qu'ils continuent de faire malgré des conditions sociales de plus en plus dégradées, et l'on ne peut que les admirer devant une telle abnégation Certes, tous ne sont pas parfait, mais les insignifiants sont à peu près le même pourcentage dans tout les milieux…

Je n'épiloguerai guère plus sur : « …il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie… », toutefois, un petit rappel historique n'est pas inutile. Lors des jours sombres de la France, alors que ce que l'on appelait l'Etat français était en déliquescence, les instituteurs ont continué à transmettre les valeurs de la République, ceci souvent au péril de leurs vies. Car ont les vit éduquer et cacher des enfants pourchassés -qu'ils soient juifs ou fils et filles d'autres communautés- par la fureur d'une idéologie que l'on souhaiterait à jamais disparue. Malgré qu'ils fussent parfois communistes ou socialistes prétendus anticléricaux, ils furent souvent soutenus, aidés par le curé du coin qui en avait cure que son pape se soit tu devant l'insoutenable. Dans le même ordre d'idée, on pourrait rajouter aussi que l'éducation reçue à cette époque par le pape actuel en laisse perplexe beaucoup.

Une question se pose, en prononçant ce discours d'un autre âge le Chef de l'Etat français affirmait-il ses convictions ou s'agissait-il d'une allocution de circonstance ? D'autant parait-il qu'il n'en est pas l'auteur, espérons que son « nègre » ne soit pas sans papier ! Apparemment non car il semblerait qu'il soit connu et reconnu et de surcroit « ensoutané ».

Peu importe, en tout cas c'est lui qui le prononça et même si certains pensent qu'il s'adapte souvent à la manière d'une girouette dans le sens du vent, il n'en reste pas moins que souvent ses propos sont le reflet de sa pensée, et c'est bien là le plus inquiétant !

Même si comme toutes les lois, celle de 1905 n'est pas parfaite et ne satisfera jamais toutes les disparités individuelles, elle est cependant le garant de la Laïcité à la française, Laïcité souvent montré en exemple, il serait donc inconcevable qu'elle fut remise en cause.

Restons donc vigilants et attentifs à conserver ce que l'on peut considérer comme un Droit de l'Homme.

Michel MENGNEAU.

Victimes?

Hier au 20Heures : Est-ce le rôle d’un journal télévisé d’une chaine publique de présenter comme des victimes les musulmans entrains de prier sur le pavé de la rue Mira ?

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Pire de présenter cela comme s’il s’agissait d’un enjeu important dans « la conquête » de la Mairie de Paris.

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Ce qui est scandaleux ce sont ces gens qui utilisent à des fins privées l’espace public.

Faut-il rappeler que toutes les croyances religieuses ou non sont privées.

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Bloque la circulation des véhicules et gênent le passage des piétons.

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Dire une fois de plus que ces pratiquants peuvent se rendre dans une mosquée à tout moment ; peuvent aussi adapter en plusieurs services les moments de prières collectives et de ce fait ne plus empiéter sur l’espace public.

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Construire ou non une mosquée de plus à Paris n’est pas politique mais l’affaire privée des pratiquants.

Ce qui est politique c’est de faire comprendre à ces gens là qu’ils doivent respecter la laïcité.

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Il faut être bien naïf ou faux cul pour ne pas comprendre que cette occupation de l’espace public n’a pas pour objet la pratique paisible d’une religion mais bien une visée politique de faire primer la religion sur toutes autres démarches ou option spirituelles non religieuses.

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Crab.

Cinq

Laïcité : les cinq fautes du président de la République

pena_ruiz Laïcité : les cinq fautes du président de la République
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 Nicolas Sarkozy a prononcé au Vatican, un discours choquant à plus d'un titre. Soutenir, en somme, que la religion mérite un privilège public car elle seule ouvrirait sur le sens profond de la vie humaine est une profession de foi discriminatoire. Il est regrettable qu'à un tel niveau de responsabilité cinq fautes majeures se conjuguent ainsi.
 

 Une faute morale d'abord. Lisons : «Ceux qui ne croient pas doivent être protégés de toute forme d'intolérance et de prosélytisme. Mais un homme qui croit, c'est un homme qui espère. Et l'intérêt de la République, c'est qu'il y ait beaucoup d'hommes et de femmes qui espèrent.»
   
Dénier implicitement l'espérance aux humanistes athées est inadmissible. C'est montrer bien peu de respect pour ceux qui fondent leur dévouement pour la solidarité ou la justice sur un humanisme sans référence divine. Ils seront nombreux en France à se sentir blessés par de tels propos. Était-ce bien la peine de rendre hommage au jeune communiste athée Guy Môquet pour ainsi le disqualifier ensuite en lui déniant toute espérance et toute visée du sens ? En fait, monsieur le président, vous réduisez indûment la spiritualité à la religion, et la transcendance à la transcendance religieuse. Un jeune héros de la Résistance transcende la peur de mourir pour défendre la liberté, comme le firent tant d'humanistes athées à côté de croyants résistants.
   
 Une faute politique. Tout se passe comme si M. Sarkozy était incapable de distinguer ses convictions personnelles de ce qui lui est permis de dire publiquement dans l'exercice de ses fonctions, celles d'un président de la République qui se doit de représenter tous les Français à égalité, sans discrimination ni privilège. Si un simple fonctionnaire, un professeur par exemple, commettait une telle confusion dans l'exercice de ses fonctions, il serait à juste titre rappelé au devoir de réserve. Il est regrettable que le chef de l'État ne donne pas l'exemple. Curieux oubli de la déontologie.
   
  Une faute juridique. Dans un État de droit, il n'appartient pas aux tenants du pouvoir politique de hiérarchiser les options spirituelles, et de décerner un privilège à une certaine façon de concevoir la vie spirituelle ou l'accomplissement humain. Kant dénonçait le paternalisme des dirigeants politiques qui infantilisent le peuple en valorisant autoritairement une certaine façon de conduire sa vie et sa spiritualité. Des citoyens respectés sont assez grands pour savoir ce qu'ils ont à faire en la matière, et ils n'ont pas besoin de leçons de spiritualité conforme.
   
Lisons à nouveau : «Dans la transmission des valeurs et dans l'apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur.» On est surpris d'une telle hiérarchie éthique entre l'instituteur et le curé. L'école de la République a été inventée pour que les êtres humains puissent se passer de maître. Tel est l'honneur des instituteurs et des professeurs.
   
Grâce à l'instruction, l'autonomie éthique de chaque personne se fonde sur son autonomie de jugement. Elle n'a donc pas à être jugée moins bonne que la direction de conscience exercée par des tuteurs moraux. Étrange spiritualité que celle qui veut assujettir la conscience à la croyance !
   
  Une faute historique. L'éloge du christianisme comme fondement de civilisation passe sous silence les terribles réalités historiques qui remontent à l'époque où l'Église catholique disposait du pouvoir temporel, puisque le pouvoir politique des princes était alors conçu comme son «bras séculier».
   
L'Occident chrétien peut-il s'enorgueillir du thème religieux du «peuple déicide» qui déboucha sur un antisémitisme particulièrement virulent là où l'Église était très puissante ? Les hérésies noyées dans le sang, les guerres de religion avec le massacre de la Saint-Barthélemy (3500 morts en un jour : autant que lors des attentats islamistes du 11 Septembre contre les Twin Towers), les croisades et les bûchers de l'Inquisition (Giordano Bruno brûlé vif en 1600 à Rome), l'Index Librorum Prohibitorum, censure de la culture humaine, l'anathématisation des droits de l'homme et de la liberté de conscience (syllabus de 1864) doivent-ils être oubliés ? Les racines de l'Europe ? L'héritage religieux est pour le moins ambigu…
   
L'approche discriminatoire est évidente dès lors que le christianisme est invoqué sans référence aux atrocités mentionnées, alors que les idéaux des Lumières, de l'émancipation collective, et du communisme sont quant à eux stigmatisés à mots couverts au nom de réalités contestables qu'ils auraient engendrées. Pourquoi dans un cas délier le projet spirituel de l'histoire réelle, et dans l'autre procéder à l'amalgame ? Si Jésus n'est pas responsable de Torquemada, pourquoi Marx le serait-il de Staline ? De grâce, monsieur le président, ne réécrivez pas l'histoire à sens unique !
   
Comment par ailleurs osez-vous parler de la Loi de séparation de l'État et des Églises de 1905 comme d'une sorte de violence faite à la religion, alors qu'elle ne fit qu'émanciper l'État de l'Église et l'Église de l'État ? Abolir les privilèges publics des religions, c'est tout simplement rappeler que la foi religieuse ne doit engager que les croyants et eux seuls. Si la promotion de l'égalité est une violence, alors le triptyque républicain en est une. Quant aux droits de l'homme d'abord proclamés en Europe, ils proviennent de la théorie du droit naturel, elle-même inspirée de l'humanisme de la philosophie antique et notamment de l'universalisme stoïcien, et non du christianisme. Si on veut à tout prix évoquer les racines, il faut les citer toutes, et de façon équitable.
   
  Une faute culturelle. Toute valorisation unilatérale d'une civilisation implicitement assimilée à une religion dominante risque de déboucher sur une logique de choc des civilisations et de guerre des dieux. Il n'est pas judicieux de revenir ainsi à une conception de la nation ou d'un groupe de nations qui exalterait un particularisme religieux, au lieu de mettre en valeur les conquêtes du droit, souvent à rebours des traditions religieuses. Comment des peuples ayant vécu avec des choix religieux différents peuvent-ils admettre un tel privilège pour ce qui n'est qu'un particularisme, alors que ce qui vaut dans un espace politique de droit c'est justement la portée universelle de conquêtes effectuées souvent dans le sang et les larmes ?
   
Si l'Europe a une voix audible, ce n'est pas par la valorisation de ses racines religieuses, mais par celle de telles conquêtes. La liberté de conscience, l'égalité des droits, l'égalité des sexes, toujours en marche, signent non la supériorité d'une culture, mais la valeur exemplaire de luttes qui peuvent affranchir les cultures, à commencer par la culture dite occidentale, de leurs préjugés. Simone de Beauvoir rédigeant Le Deuxième Sexe pratiquait cette distanciation salutaire pour l'Occident chrétien. Taslima Nasreen fait de même au Bangladesh pour les théocraties islamistes. La culture, entendue comme émancipation du jugement, délivre ainsi des cultures, entendues comme traditions fermées. Assimiler l'individu à son groupe particulier, c'est lui faire courir le risque d'une soumission peu propice à sa liberté. Clouer les peuples à des identités collectives, religieuses ou autres, c'est les détourner de la recherche des droits universels, vecteurs de fraternité comme d'émancipation. Le danger du communautarisme n'est pas loin.
   
La laïcité, sans adjectif, ni positive ni négative, ne saurait être défigurée par des propos sans fondements. Elle ne se réduit pas à la liberté de croire ou de ne pas croire accordée avec une certaine condescendance aux «non-croyants». Elle implique la plénitude de l'égalité de traitement, par la République et son président, des athées et des croyants. Cette égalité, à l'évidence, est la condition d'une véritable fraternité, dans la référence au bien commun, qui est de tous. Monsieur le président, le résistant catholique Honoré d'Estienne d'Orves et l'humaniste athée Guy Môquet, celui qui croyait au ciel et celui qui n'y croyait pas, ne méritent-ils pas même considération ?
   
Tribune d'Henri Pena-Ruiz parue dans Le Figaro, 3 janvier 2008    

   

18.07.2007

Bon sens.

(Ce n'est pas à la laïcité de s'adapter aux religions, mais aux religions de s'adapter à la laïcité.

Henri Pena Ruiz, philosophe et écrivain).

Non sens sémantiques.

Thauxa prétend

« J'ai parfois réagis vivement, et sans le regretter en aucune façon je peux comprendre que cela aie pus choquer », et de  parler « d’intégrisme laïque ».Fin.

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Non vous ne choquez pas car pour cela il aurait fallut que fîtes preuve de capacité à argumenter ; argument contre argument.

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Dénaturer, ignorer le sens des propos tenus par les uns et les autres et désinformer, c’est tout ce que vous avez tentez de faire et très maladroitement.

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Cela n’a rien de choquant, cette méthode est parfaitement identifiée comme étant la pratique de tous les intégristes religieux intervenants sur les forums de C’dans l’air ou sur le WEB de façon plus générale.

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La désinformation c’est ce qui caractérise l’intégrisme ; Exemple ; Parler « d’intégrisme laïque » est un non sens sémantique.

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Ce sont toujours des religieux qui tentent d’imposer à tous la (ou leur) religion, et qui plus est tentent de détourner ou détourne la loi pour obtenir des financements (0) de lieux de cultes, qui ne concernent qu’eux même,  camouflés en espace de rencontres culturelles, donc réalisés avec l’argent public (1).

(L’article 2 de la loi de 1905, ...  « qui dispose que la République ne reconnaît, ne salarie et ne subventionne aucun culte»).

Il n’y à jamais eu de formulé et tous temps la moindre demande de pratiquer dans les écoles des cours pour promouvoir les options spirituelles non religieuse de la part ; Des incroyants, des Athées ni des agnostiques, car tous ceux qui s’en réclament sont justement des laïcs, donc place le citoyen au dessus de toutes options non religieuses ou religieuses (2).

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Crab.

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(0) Alors que notre pays manque de crèches par exemple et de bien d’autres nombreux équipements.

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(1) L’argent public n’a pas pour vocation à financer des opérations privées, mais exclusivement des équipements qui concernent tous les citoyens.

Il est anormal que les lieux de cultes à la charge des communes pour des raisons légitimes de préservations des centres historiques des villes et villages, soient réservés exclusivement aux religieux installés avant la loi de 1905.

Quelques communes autorisent en dehors des jours de cultes l’utilisation d’églises pour d’autres activités sans rapport avec la religion.

Quelques trop rares curés partagent leurs églises avec un « clergé » local musulman.

Dans quelques cas des églises ont été reconverties en habitat.

Et quant un incroyant rend des services dans le cadre d’associations il ne se montre pas avec écriteau ou l’on pourrait lire incroyant, il n’en profite pas pour pratiquer un quelconque prosélytisme. Il est des exigences morales qui sont des notions totalement étrangères à beaucoup trop de croyants.

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(2) La majorité des croyants, toutes religions confondues, d’ailleurs sont des laïcs et ne font pas la confusion entre leurs croyances et les savoir.

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14.07.2007

Menace sur la laïcité.


 

Le nouveau ministre de l’Éducation, Xavier Darcos, comptait supprimer le budget de production d’un DVD pédagogique devant accompagner la présentation, dans les établissements scolaires, du film 4 mois, 3 semaines, 2 jours, de Cristian Mungiu.

Ce film avait obtenu la Palme d’Or 2007 à Cannes, mais aussi le Prix de l’Éducation nationale, récompensant les qualités artistiques et pédagogiques d’un film.

Décerné le 27 mai par un jury composé d'enseignants et d'étudiants.

Le Prix de l'Education nationale récompense depuis 2003 un film en sélection officielle à Cannes.

Se souvenir que ceux qui s’opposent au droit à l’avortement, comme Christine Boutin, ne restent jamais inactifs. Si, dans un premier temps, Xavier Darcos avait été tenté de céder  aux anti-avortement qui continuellement tentent d’imposer à tous leur idéologie, il a été contraint de faire marche arrière face aux protestations des enseignants de la Société des réalisateurs de films (SRF).

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Signé par Cristian Mungiu, 4 mois, 3 semaines, 2 jours est un drame sur les avortements clandestins dans la Roumanie de Ceausescu.

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Il est plus que temps de remettre les fanatiques religieux à l’origine de cette tentative de censure à leur place.

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Crab.

01.07.2007

Pièce à conviction

30 juin 2007

Lettre à mes amis proches de Ni putes ni soumises

Pour avoir simplement souhaité que le mouvement Ni putes ni soumises puisse s'émanciper de la tutelle de Fadela Amara (et de celle de Mohamed Abdi) pour rester crédible et libre de critiquer éventuellement la politique à venir, j'ai reçu plusieurs lettres assez enflammées.

Certaines sur le registre de l'affect, d'autres faisant preuve d'une confusion politique plus grave. En effet, les arguments invoqués pour justifier que l'on cesse de s'interroger sur l'entrée au gouvernement de Fadela Amara comme secrétaire d'Etat de Christine Boutin sont deux types mais relèvent du même registre :

1) Le féminisme ne serait ni de droite ni de gauche, il serait donc "sectaire" de critiquer le ralliement de Fadela Amara à la politique de Christine Boutin concernant les quartiers populaires.

2) Critiquer l'entrée de Fadela Amara comme secrétaire d'Etat de Christine Boutin reviendrait à vouloir exclure les militants de droite de NPNS (il y en aurait quelques uns), ce qui serait encore une fois "sectaire" voire contradictoire avec une volontée affichée de "vivre-ensemble".

Petites précisions donc à l'intention des partisans du "Ni droite ni gauche" (un vieux slogan d'extrême droite désormais très mode) : personellement, je ne serais pas choquée si Fadela Amara était devenue secrétaire d'Etat de Jean-Louis Borloo, Roselyne Bachelot, ni même si elle était devenue ministre dans un gouvernement Villepin, si elle avait une réelle marge de manoeuvre pour mettre en oeuvre une politique à la fois anti-intégriste et anti-raciste...

Mais qui peut croire sa décision anodine et sans effets sur la crédibilité de NPNS (censée défendre la laïcité et le féminisme pour tous !) alors qu'elle devient numéro deux d'une ministre intégriste chrétienne, provie, antiféministe, qui croit que Bush est possiblement à l'origine des attentats du 11/09 et se rend volontiers au congrès de l'UOIF pour appeler à une union sacrée des religieux contre la laïcité à la française !

Pas grave disent certains. Boutin n'est que ministre de la ville et non du Pacs... Mais c'est bien pire ! Boutin est ministre de la ville chargée de la politique concernant les quartiers populaires dans un gouvernement qui a choisi de restaurer le lien social grâce au religieux ! Or c'est cette politique que Fadela Amara cautionne d'ores et déjà en devenant secrétaire d'Etat d'un ministère dont le directeur de cabinet, formé par la Cité catholique, défend un intégrisme chrétien sexiste et homophobe.

Et que dire que la "marge de manoeuvre" ou de l'esprit critique de Fadela vis-à-vis de sa supérieur lorsqu'elle présente pudiquement Christine Boutin comme une "femme de coeur".

Cette caution relève d'un cynisme inouï aux yeux de ceux qui ont combattu et qui continuent de combattre les intégristes, qu'ils soient chrétiens ou musulmans. Elle alimente l'idée d'un 2 poids 2 mesures (critique envers Tariq Ramadan mais complaisant envers Christine Boutin) propre à faciliter la propagande des islamo-gauchistes.

Vouloir nous faire croire qu'il faut absoudre les intégristes chrétiens, tout en pensant que l'on reste crédible face aux intégristes musulmans, relève au mieux de la naïveté. Comment peut-on critiquer les idiots utiles de l'islamisme et traiter de "sectaire" ceux qui tentent de faire preuve de la même vigilance face à l'intégrisme chrétien  ? Simplement parce qu'ils se permettent d'alerter sur le sens ambigû d'un partenariat Amara/Boutin (sachant que Boutin est la chef d'Amara et non le contraire !)

Il y a quelques années, j'ai rompu avec plusieurs amis qui, après avoir combattu Christine Boutin à mes côtés, se mettaient à trouver Tariq Ramadan formidablement charismatique. Je suis prête à perdre ceux qui, après avoir combattu Tariq Ramadan à mes côtés, présentent Christine Boutin comme une "femme de coeur" formidablement sympathique. Car c'est vrai, Tariq Ramadan est charismatique et Christine Boutin est sympathique. Mais ce n'est pas le sujet ! Ma vigilance porte sur leur projets de société, convergents et à l'opposé de la France laïque et féministe dont je rêve. Je les combats tous deux pour les mêmes raisons. Et tant pis si l'époque veut nous faire croire que la fidélité à ses idéaux et à ses convictions est une forme de "sectarisme" démodé et archaïque. Mes convictions ne suivent pas les modes. Elles sont.

Caroline Fourest

11.06.2007

Je regroupe ici quelques uns de mes messages édités dans C’dans l’air.


Le 14-04-2007 Mzktfk m’écrit, « je suis et certain que vous ( les athées) soutenez ce discours (c à d ne pas enseigner les religions à l'ecole et laisser les enfants choisir qd il grandissent) parceque ça vous arrange (l'enfant ne peut etre croyant s'il n'a jamais etudier les religions ». 
 Fin de l’extrait.
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Je suis incroyant et non pas athée.

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Ceci dit.

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C’est le sujet l’école est un espace d’enseignement des savoir.
Les religions, plus d’une centaine sont des croyances et non pas des savoir.
Hors un incroyant contrairement à ce que vous dite n’endoctrine pas ses enfants.
Il répond aux questions nombreuses que pose, dans tous les domaines, ses enfants.
Et quand vers cinq six ans, après avoir entendu un de ses petits copains lui parler de sa religion, l’enfant demande une explication ; La réponse qui lui est faite (résumée) c’est de lui dire que selon les pays il  y a de nombreuses religions différentes.

Qu’une religion est une hypothèse ect… et non pas un savoir.
Cela dit avec des mots compréhensibles pour un enfant.
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Donc il n'y a pas dans ces réponses la moindre tentative d’endoctrinement dans une idéologie, l’autonomie de l’enfant est scrupuleusement respectée.
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Crab.

 

 

 

A de nombreuses reprises j’ai indiqué que les religions (1) sont présentent dans les cours d’histoire enseignés à  l’école.
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Encore une fois ; Un savoir n’est pas une croyance ; Un savoir est validé par une démonstration pour faire la preuve, ce qui n’est pas le cas de toutes les croyances.  
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Le rôle de l’école c’est d’enseigner des savoir, et non pas comme avant 1905 endoctriner dans une croyance tous les enfants.
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Les croyances sont privées et leur nombre ne se résume pas aux monothéismes.
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Crab.
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(1) D’autant que les options spirituelles ne sont pas le domaine exclusif de la religion.

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Suite.
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Il appartient exclusivement aux parents d’expliquer à leurs enfants, en fonction de circonstance, de l’actualité ou des questions que peut poser un enfant à propos des religions de définir dans un dialogue ce qui relève d’une Hypothèse comme la croyance en un dieu, la croyance en un dieu de représentation et prophétique (idéologies = religion) ou dans des dieux.
C’est pour cette raison qu’au même titre que les options spirituelles des incroyants les options religieuses sont du domaine privé ou des choix individuel et non pas une obligation faite à tous.
Les parents ont l’esprit de critique ou non, les parents aident leurs enfant à s’aider eux même à acquérir l’esprit de critique ou non ; C’est leur responsabilité et non pas celle de la société.
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Quand aux valeurs à inculquer aux enfants, celles de l’Humanisme sont les réponses en dehors de tout sectarisme (1); C’est d’abord et au-dessus de tout de respecter la liberté et l’autonomie des enfants en évitant de les endoctriner dans toutes croyances ou idéologies.
L’HUMANISME ; Respect de la personne : Liberté d’expression, liberté de conscience.
Libertés individuelles : Droits de la femme, l’égalité entre les hommes et les femmes à tous les niveaux de la société, même statut pour tous les citoyens quelques que soient leurs orientations sexuelles et le Droit (droit entièrement privé) de mourir dignement.

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Crab.
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(1) Ce qui n’est pas le cas de toutes religions.

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Suite
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Ne peut pas être confondu la pensée humaniste contenue dans les textes des poètes (1) philosophes Grecque et Romain, tragédiens  et quelques un des philosophes, ne peut pas  être confondu disais-je, avec les idéologies religieuses de représentations prophétiques qui prétendent servir de guides  aux populations.
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Les poètes philosophes ouvrent l’esprit de chacun à la critique, participent à et ou favorise l’éclosion de la pensée ; Sans l’inspiration et l’éclatante lumière des poètes la planète serait sous l’emprise de la pensée unique, du clonage des esprits(2) et dominée par les sectes.
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Crab.  
 
(1) Homère par exemple.  
(2) Comme c’est le cas dans certaines régions du monde, ou les nationaux, sont tous emprisonnées dans des idéologies par des régimes totalitaires religieux.

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Rien ne saurait remplacer EXISTER. Crab.
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(Existe-il plaisir plus grand ou plus vif que
l’amour physique ? Non, pas plus qu’il n’existe plaisir plus déraisonnable. Platon).

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Ceci dit je préfère "Choisissez qui vous aimez".
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L'individualisme c'est la multiplicité des choix donc; "Choisissez qui vous aimez".
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Crab.

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« Aimez-vous les uns les autres » serait le « message majeur » du monothéisme.
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Cette phraséologie hypocrite résume à elle seule, fondée sur la croyance, la vision religieuse et son implication.
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Cette vision religieuse des rapports entre les personnes, c’est en effet le fondement de l’idéologie monothéiste ; Soit la négation de la nature des humains. La négation de la nature de chaque être humain.
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Cela entre dans toutes les tentatives idéologiques bricolées « d’engendrer un homme nouveau » et se recoupe parfaitement avec les idéologies staliniennes.
Rien ne distingue l’idéologie stalinienne du totalitarisme religieux.
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L’implication c’est la mission ; L’endoctrinement ou le clonage des esprits pour tenter d’effacer ce qui caractérise et ennoblit la condition humaine ; L’individualisme.
La finalité ; Dénier aux personnes le Droit à exister, d’aimer le plaisir, de refuser aux êtres humains la multiplicité des choix et tenter de les enfermer dans la pensée unique.
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« Aimez-vous les uns les autres », signature idéologique, devise  du refus religieux, des prophètes plus faux les uns que les autres, des faux dévots de considérer l’être humain responsable, n’ayant pour lui-même pas d’autres comptes à rendre qu’à la raison et pour la société à la Justice.
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« Aimez-vous les uns les autres », masque entre autre de la notion de pardon ou de repentance, soit le refus là encore de la responsabilité individuelle ou quant il s’agit de l’histoire le refus de la partager avec les autres peuples.
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Choisir qui l’on veut aimer ou aimer qui l’on veut c’est subversif parce que incontrôlable, donc inacceptable pour la religion et les faux dévots qui font volontairement (1) ou inconsciemment la confusion entres croyances et luttes politiques.
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Crab.
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Posté, en dernier lieu, en Juin 2007.

09.06.2007

Qu’est-ce que la laïcité ?

Le dernier article que j’ai fait paraître dans « AgoraVox » a suscité un grand nombre de réactions, essentiellement axées autour de la notion de « laïcité »... Aussi, si l’on se rappelle - de plus - l’une des conclusions de la commission « Stasi », à savoir que « derrière ce mot (de laïcité) existent des différences d’approches qui en voilent la signification », il peut paraître important aujourd’hui, en s’appuyant sur le livre essentiel et profond d’Henri Pena-Ruiz : « Qu’est ce que la laïcité ? » (Gallimard) et sur le petit opuscule de Catherine Kinztler, court et dense, au titre identique, paru aux Editions philosophiques J. Vrin, de tenter une approche raisonnée du « concept » de laïcité.

La laïcité n’est ni une spiritualité, ni une religion « civile », encore moins une secte, ce n’est pas, non plus, une croyance ou une doctrine... C’est un principe de droit politique qui vise un idéal universaliste d’organisation de la société, idéal de concorde, d’équilibre, de liberté, et qui met en jeu le dispositif juridique et institutionnel qui en rend possible la réalisation. L’étymologie du mot (à rattacher à l’ancien grec « laos  » , le peuple saisi dans sa totalité, rassemblement de ceux qui vivent au même moment sur un même espace géographique indépendamment de leurs caractéristiques individuelles, sans « élu » ni « exclu » ...) montre bien que la laïcité porte en elle une sorte d’universalité en appréhendant la société et le peuple qui la compose dans leur totalité. Et c’est parce qu’elle procède de trois principes constitutifs qu’elle permet la réalisation de cet idéal de paix et d’équilibre en chacun, entre chacun, et entre chacun et le tout...

Le premier principe est celui de la liberté de conscience reconnue comme s’inscrivant en l’Homme de manière inaliénable. La liberté de conscience est bien plus que la liberté religieuse, elle exclut toute contrainte sur la conscience des êtres, elle permet à chacun d’être librement croyant, agnostique ou athée, elle lui permet aussi de ne plus croire ou de varier dans son rapport à une spiritualité ou à une idéologie... Elle n’est pas la simple tolérance, qui crée un rapport d’inégalité... Dans l’espace public et social, la liberté de conscience interdit toute imposition d’une religion ou d’une idéologie sur tout le reste, elle permet de s’écarter aussi bien de la religion d’Etat que de l’athéisme d’Etat et fait que la laïcité n’est ni religieuse ni antireligieuse, mais en dehors de toute religion, idéologie, spiritualité... Pour prendre deux exemples historiques, l’Espagne de Franco n’était pas un Etat laïque, mais l’ancienne Union soviétique non plus... Dans notre propre Histoire, elle est une conquête longue et coûteuse que l’article 10 de la « Déclaration des droits de l’homme et du citoyen » (1789) a, pour la première fois, reconnue. La liberté de conscience pose, en fait, le postulat simple que le lien entre les individus du « laos » et la constitution de la « Cité » sont indifférents à toute forme de croyance et/ou de non-croyance existant en son sein.

De ce premier principe découle le principe d’égalité des options spirituelles ou non... Dans la mesure où, dans l’espace de tous, aucune conviction de quelque sorte qu’elle soit ne jouit d’une reconnaissance supérieure, d’avantages (matériels ou symboliques) dont la détention contribuerait à créer une discrimination, dans la mesure où aucune conviction de quelque sorte qu’elle soit ne peut devenir une norme publique et fournir la base du pouvoir d’un groupe sur le tout, la laïcité impose l’égalité de statut des opinions, croyances, idéologies et laisse chacun libre, dans son espace à lui, d’exercer ses choix spirituels et/ou philosophiques et idéologiques... Cette égalité des droits des tenants des différentes options éradique, en fait, le principe même de la domination de l’une sur l’autre et fait que ce qui est commun à tous est pris en charge par le « tout » : la « res publica  » est donc bien, avec la laïcité, la « chose publique » qui va se concrétiser dans la loi commune et un espace public dont la seule raison d’être sera de promouvoir ce qui est commun à tous par-delà les différences...

Ainsi se réalise le troisième principe, principe d’universalité qui fait que seule prime la loi commune élaborée par tous pour rendre à tous ce qui est juste et bon pour tous . Ainsi l’espace laïque écarte-t-il la notion de « sujets » comme celle de « croyants » ou de « consommateurs » pour n’appréhender que celle de « citoyens » à égalité de droits et de devoirs. Aucun particularisme ne peut s’imposer à un autre ou fonder une hégémonie quelconque, aucune culture ne peut primer, aucun repli dans sa différence ne peut dominer le tout mais chacun peut épanouir sa différence dans l’espace commun en équilibre et en concorde avec tous... Ce principe d’universalité s’articule, juridiquement, à la distinction entre « privé » et « public ». Est « public », ce qui concerne tous les hommes dans l’espace qui les réunit, ce qui les rassemble socialement, politiquement, économiquement, juridiquement... ce qui relève de leurs intérêts communs (santé, école, justice, sécurité...), ce dont la communauté de droit de la nation a la charge. Est privé ce qui concerne chacun en particulier ou un groupe appartenant au tout, ce qui relève de la différence entre les hommes, ce qui les divise : les convictions philosophiques, religieuses, les pratiques rituelles ou coutumières, les modes de vie communautaires et même ce qui relève de la sexualité. Chaque domaine a son ordre propre d’accomplissement et, si ce qui relève de la « sphère privée » peut s’exprimer dans l’espace public de tous, il ne peut pas s’exprimer sur l’espace public : ainsi l’Eglise catholique, par exemple, peut-elle exprimer librement son opposition à la « pilule du lendemain », elle ne jouit d’aucun pouvoir, d’aucune prérogative pour imposer quoi que ce soit à l’Etat qui légifère dans le sens de ce qui est juste et bon pour tous...

En France, d’un point de vue historique, institutionnel, juridique, ces trois principes ont été réalisés par la stricte séparation des Eglises (valeur totalisatrice de l’article indéfini) et de l’Etat (valeur généralisatrice de l’article défini), par la loi de 1905, aboutissement d’un long processus d’incubation intellectuelle, de conflits politiques, de combats meurtriers... Et cette séparation, anticipée par la phrase célèbre de Victor Hugo « Je veux l’Etat chez lui et l’Eglise chez elle » réalise, en fait, une double émancipation : l’Etat est libéré des emprises religieuses et idéologiques particulières, les religions sont écartées de l’espace public où se fait la loi générale et privées de leur « pouvoir civil » (les idéologies non religieuses aussi) ; mais les Eglises sont aussi libérées dans la mesure où l’Etat n’a plus rien à décréter en matière religieuse : elles s’organisent librement dans le respect de la loi générale...

Il fallait passer par ce cheminement (un peu) théorique pour comprendre la portée et la force de la loi promulguée le 9/12/1905... sa valeur encore « neuve » un siècle après !... et les multiples tentatives portées à son encontre venant aussi bien des différentes sensibilités politiques que des tenants de religions qui n’ont pas renoncé à réinvestir l’espace public...

Tout ceci est bien général et en forme d’idéal... mais cela permet de voir que cette laïcité est encore à conquérir, à imposer dans la réalité du politique et du sociétal : notre pays a ouvert une voie dont la visée universaliste et la modernité sont évidentes, en un moment où les sociétés sont de plus en plus complexes, plurielles, et de moins en moins soumises aux religions...

Tout ceci montre aussi qu’une vraie démarche laïque est à entreprendre et qu’un nouveau rapport de force politique est à imposer.

 Robert Albarèdes

 

01.06.2007

Combat laïque


Laïcité : vigilance accrue

Par Robert Albarèdes

Article publié dans la lettre 541

Prier relèverait-il de l’initiative publique ?
Croire en une divinité imposerait-il à l’autorité publique l’obligation d’ériger le lieu de l’affirmation de la croyance ?
La religion deviendrait-elle un service public au même titre que l’éducation ou la santé, et obligerait-elle l’Etat républicain à considérer le croyant en lieu et place du citoyen ?

C’est ce qu’on est en droit de se demander quand on lit, sur le site www.saphirnews.com, l’interview d’un obscur chercheur obscurantiste du CNRS ( qui sévit également à l’Institut d’Etudes Politiques d’Aix en Provence) – un certain Frank Frégosi - qui demande aux musulmans de ce pays d’agir avec force pour obtenir « la révision du droit commun en matière de financement des activités cultuelles » (à l’instar de ce que préconisait le rapport « Machelon » que même le candidat Sarkozy avait enterré…), pour obtenir l’argent des contribuables (de tous les contribuables) nécessaire à la construction de leurs mosquées (et autres écoles coraniques).

La tentative n’est pas nouvelle, et, si la période électorale que nous connaissons laisse pendante cette question, on peut être sûr qu’il y aura un déferlement de projets constructifs cultuels (islamiques ou autres) dès l’approche des municipales, l’épouvantail du vote « communautariste » ( musulman en particulier) sera alors appelé à la rescousse par tous ceux qui y auront intérêt…comme par tous ceux qui cultivent l’image saugrenue et exagérée de « l’islam des caves et garages » à des fins prosélytes…Une population de 4% de français de religion musulmane, dont un quart à peine pratique , ne requiert pas les besoins cruciaux dont on voudrait nous persuader : dans les Pyrénées Orientales, 20 000 musulmans ( dont 10 % de pratiquants) disposent de 10 mosquées dont « une grande » de 1200 places….(AFP du 8 /12 /06 )

Il faut le dire et le redire : la religion n’est pas un service public, la République « connaît » les religions mais ne les reconnaît pas, l’article 2 de la loi de 1905 est intangible et non négociable, l’argent de tous n’a pas à satisfaire les supposés besoins de certains, et la ressource publique est destinée à la construction des écoles, des centres de santé, des logements, des espaces sportifs… au soutien de l’emploi, de la culture…à la sécurité collective et à l’exercice de la justice…et non à permettre la constructions de mosquées (même affublées d’un masque culturel…), d’églises, de temples (solaires ou évangéliques), de pagodes et autres synagogues, de maisons de la « pensée libre »ou de « palladium(s) » de l’athéisme !!!

Il faut le dire et le redire. Aussi reprendrai-je ici ce que j’écrivais dans le numéro 535 de « Respublica » : « , depuis le 01 /01 /1906 , le problème des constructions des lieux de culte est résolu au point qu’aujourd’hui, on peut en tracer le processus : création d’une association spécifique, acquisition d’un terrain dans un espace prévu au plan d’urbanisme local, montage d’un dossier de permis de construire conforme à le loi générale en vigueur, élaboration d’un cahier des charges organisant légalement le fonctionnement de la structure, plan privé de financement ( avec contrôle des capitaux éventuellement) , gestion de l’ensemble ainsi créé dans le respect de l’ordre public…Rien dans la loi générale ne s’oppose à ce qu’un culte érige un lieu dévolu à son seul bénéfice et assis sur ses seules ressources : c’est cela « connaître » les cultes, et « assurer la liberté des cultes » , chacun dans son domaine propre d’intervention , l’Etat chez lui , « l’Eglise » chez elle…

Il faut le dire et le redire : la religion musulmane a trouvé en France un pays déjà constitué, avec une Histoire, des valeurs, des modes d’organisation et de fonctionnement politiques, sociétaux, individuels, des infrastructures de toutes sortes , dans lesquels elle doit se couler sans vouloir les distordre à sa façon (et, à fortiori, les détruire), auxquels elle doit s’adapter sans vouloir y substituer ses propres lois, notamment pour ce qui est de l’assise laïque (et de la loi de 1905 qui l’institutionnalise) de notre société… laïcité qui lui permet d’organiser son culte, de le pratiquer en toute liberté et en toute sécurité dans le respect de la loi générale et dans des lieux qu’elle construit avec ses financements propres – garantie première de l’autonomie de la religion face à l’Etat Républicain. Tout autre comportement, toute autre revendication relèveraient d’une propension au communautarisme religieux…

Tout récemment, à propos des projets de construction de mosquées à Marseille et à Montreuil, les Tribunaux Administratifs , dans leurs décisions, ont montré combien la loi de 1905 était une garantie pour maintenir l’espace laïque républicain… désignant par là le terrain que les défenseurs de la laïcité se doivent d’occuper : celui du juridique, en portant systématiquement devant la justice les textes et délibérations des conseils municipaux et des maires quand ils ne respectent pas la loi organique. Sans cesser d’occuper le terrain du politique où il convient de lutter pour amener ceux qui veulent diriger à quelque niveau que ce soit à défendre les textes fondamentaux de la laïcité…et à en tenir compte dans leurs décisions !

« L’Observatoire Permanent de la Laïcité », en cours de constitution à Marseille à l’initiative d’une dizaine d’associations de défense de la laïcité, a pris en compte cette double fonction dans ses projets d’actions et va mettre en place les moyens de la réaliser… La structure « souple » des « Laïques en Réseau » pourra s’insérer dans cette démarche pour y donner une ampleur nationale …Ainsi se précise la création d’un « pôle » juridique mis à la disposition de toutes les structures de défense de la laïcité afin qu’elles puissent agir de conserve et en permanence contre les atteintes à la loi de 1905 en utilisant un terrain sur lequel elles manquent de présence…

Fin de l'extrait.

par Robert Albarèdes
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