06/05/2012
Un fait sans précédent

En attendant que vienne, un jour, le tour d'une femme [ si possible féministe ], cette fois-ci, prenons date, la France a élu son premier Président incroyant
|
Que l'on soit d'accord plus ou moins sur certains points avec la vision politique du Président, ce que l'histoire retiendra c'est que la France, dans le stricte respect du droit de ne pas croire ou de croire, s'est montré capable d'élire un incroyant chef de l'État |
[ Il est bien de rappeler que fort heureusement la République ( parce qu'elle est laïque ) n'avait jamais demandé à un Président avant qu'il ne commence à servir notre pays de jurer la main posée sur un livre de religion ]
C'est bon pour l'image de la France, mais aussi pour toutes les personnes qui se passent de religion, toutes celles qui n'éprouvent nul besoin de vénérer je ne sais quelles divinités, bons vivants, jamais à genoux, sans montre fixée au poignet, incroyants toutes et tous savent parfaitement quand ils se lèvent le matin ce qu'ils ont à faire
En portant au pouvoir un incroyant la France prouve sa capacité à faire fi des idées reçues dans un monde ou la plupart des pays se révèlent incapables de respecter les incroyants, les agnostiques, les croyants sans confessions ou non pratiquants, quand ils ne leur font pas subir les pires discriminations, les emprisonnent ou les assassinent comme ennemis de dieu
François Hollande se montrera t-il capable d'en finir avec certains religieux qui ne cherchent qu'à préserver leurs privilèges, ...inacceptables dans une République [ notamment, mettre fin au Concordat ] - mais aussi de faire abroger l'amendement Pétainiste de 1942 – qu'il ne passera aucun accord avec Eva Joly qui manifestement ignore que l’égalité républicaine ne se réduit pas à celle des convictions religieuses ?
|
Qu'il devra se rappeler que la suppression du financement public des cultes permettra de mieux consacrer l’argent public à l’intérêt général |
Pour ma part je compte bien que ce Président ait présent à l'esprit que la laïcité, c'est la liberté de ne pas croire ou de croire ...de faire respecter la neutralité laïque sur l'ensemble des territoires de la République
Attendons maintenant [ pour la France ] le temps où pour lui succéder, les français choisiront une femme...
Dans les autres domaines, notamment en économie, les semaines et les mois à venir montreront si François Hollande sait s'entourer de gens, de conseillers capables d'expertises...
Sur le plan international, renouera t-il des liens plus étroits avec Israël et fera de telle sorte de tenir à l'écart les pays [ par exemple, Iran, du Maghreb et du Moyen-Orient ] qui se montrent incapables de respecter la liberté d'expression ou la liberté de conscience
|
Rappeler que les principes de liberté et d’égalité de la République doivent valoir pour tous, incroyants, croyants et agnostiques |
Si ce que l'on défini par l'appartenance à une double culture peut être une chance dans bien des cas, pour autant il importe de ne pas omettre la critique radicale d'une anticulture [ elle aussi, bien réelle en France ] à l'origine dans bien des pays de toutes les théocraties ou dictatures – à moins de vouloir renoncer à notre civilisation - à notre liberté - Crab – 06 Mai 2012
|
Suite : http://laicite.over-blog.com/article-les-valeurs-de-la-republique-104602527.html
|
21:01 Publié dans Un fait sans précédent | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : athéisme, économie, politique, société |
Facebook | |
|
Imprimer |
MAMAN

Suite page :
http://laiciteetsociete.hautetfort.com/le-conflit-la-femme-et-la-mere/
Crab - 06 Mai 2012
10:38 Publié dans MAMAN | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : féminisme, féministes, athéisme, société |
Facebook | |
|
Imprimer |
05/05/2012
Monsieur le Président - de après vingt heures - dimanche
Je vous propose, monsieur le Président, une solution efficace pour renflouer les caisses de l'État

Monsieur le Président, ce sera votre première décision, sans hésitation, de nommer Premier Ministre une femme d'expérience....elle fera forcément mieux qu'un homme puisqu'elle connaît bien les hommes
Ne me remerciez pas, monsieur le Président, vous le méritez bien !
Crab – 05 Mai 2012
Suite page :
http://laicite.over-blog.com/article-les-valeurs-de-la-republique-104602527.html
17:34 Publié dans Monsieur le Président - de après vingt heures - di | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : économie, politique, société, athéisme |
Facebook | |
|
Imprimer |
04/05/2012
Un dimanche en Mai 2012

Les valeurs de la République
Voter pour certains ou s'abstenir pour d'autres c'est avoir présent à l'esprit que c'est œuvrer, avant tout, au-dessus de tout, pour construire une citoyenneté une et indivisible
Suite page :
http://laicite.over-blog.com/article-les-valeurs-de-la-republique-104602527.html
21:30 Publié dans Un dimanche en Mai 2012 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ump, ps, fn, fg, économie, politique, société |
Facebook | |
|
Imprimer |
Galilée parle aux français – 2ème épisode – Fin -













13:05 Publié dans Galilée parle aux français – 2ème épisode – Fin - | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : économie, écologie, athéisme, politique, société, religion, ump, ps, fn, fg |
Facebook | |
|
Imprimer |
Les feux de Saint-Elme

En période de champs électromagnétiques intenses, l'air pourtant réputé isolant, oui mais, preuve est faite que ce n'est pas toujours le cas puisque par plusieurs mécanismes se manifeste de lumineuses décharges électriques
Plusieurs mécanismes sont en jeu ici, c'est à dire [ aussi ] en politique
À la différence des métaux, où beaucoup d’électrons sont libres, l’air [ mais aussi en politique ] n’a donc pas de charges électriques immédiatement disponibles qui le rendraient conducteur
Pourtant, l’air [ telle la politique ] peut être le siège de phénomènes électriques, comme l’illustrent les éclairs ou les petites décharges parfois ressenties lorsqu’on s’apprête à toucher une poignée de porte
Coup de tonnerre
François Bayrou, selon chroniqueurs, aurait fait un choix historique en rompant avec des décennies d'alliance entre le centre et la droite, certes ; mais les chroniqueurs niqueurs niqueurs comme sœur sourire aiment bien chroniquer, niquer, niquer, quand ils ne se niquent pas eux-mêmes sur ces sortes d'étoiles
Pline l'Ancien disait, quand il en vient deux, l'augure est favorable ; elles annoncent une heureuse navigation – c'est bôôô de croire, mais sait-on plus justement que le hasard fait parfois bien les choses, inopinément corrige...la nature fait souvent mieux, marquent les choses, montre que l'on ne peut se contenter seulement de '' vouloir apprendre ''
S’il est vrai, comme l’affirme Aristote, que l’homme est dans « l’impossibilité d’être à la peine continuellement » , il ne saurait exister de société humaine où le jeu n’ait sa place
Le jeu ? Oui le jeu, le jeu politique est parfois, sinon souvent jeu de hasard et affecte toutes les classes de la société tout en générant contradictoirement une notion qu'il faudrait pourtant bannir à jamais de la vie politique : '' l'espérance '', croyance dangereuse, de source ou d'origine religieuse favorise l'expectative ou pire la passivité au détriment de la créativité qui pourtant se rencontre en toute personne ou citoyen entreprenant
C'est en rapport avec ses valeurs que François Bayrou à pris sa décision... républicaines, soit ; mais qu'elles sont leurs places réelles dans cette comédie, peut-être une tragédie politique ?
Qu'est-ce que tout ça peut bien vouloir dire, [ entendu ce matin ] quand en outre un socialiste déclare à la radio, qu'il faut réparer les dégâts causés envers le Maghreb par l'actuel gouvernement ?
Cela signifie-t-il qu'un gouvernement de la France ne devra pas se dresser face au pays du Maghreb ou du Moyen-Orient pour condamner sans réserve les '' codes de l'infamie '' [ le sort réservé aux femmes ], l'emprisonnement ou l'assassinat d'incroyants, d'homosexuels – l'interdiction de l'apostasie et de la liberté d'expression ?
Si l'on en croît ou prend au mot ce politicien la France serait donc condamnée de passer d'un gouvernement '' défini par ses opposants comme le pire '' pour se voir aussitôt remplacé [ comme dans les pseudos révolutions '' du printemps arabe '' ] par un gouvernement qui cautionnerait l'intolérance, la seule réalité dans l'actualité des pays musulmans post-révolution – est-ce, cela que nous devons comprendre ?
Fermer les yeux sur l'inacceptable c'est vouloir jouer avec le feu, notamment quand '' on '' prétend que dans notre pays le vivre ensemble passe par la mixité sociale et non par le développement des communautarismes
Laïcité stricte, intégriste ou positive, ces mots sont sans rapport avec le concept de la laïcité, mais des termes qu'utilisent les chantres du relativisme culturel pour lesquels la culture n'a plus pour fonction de rassembler les peuples de notre pays
Lequel de '' l'homme à la radio '' ou de '' l'homme candidat '' est authentique ?
'' L'homme socialiste '' à la radio ce matin ou Hollande qui a pris, lors du débat, une position claire, et assure : " sous [sa] présidence " qu'il n'y aurait "aucune dérogation en matière de laïcité "
Déclaré en outre : " aucun horaire pour les femmes dans les piscines ni de viande halal dans les cantines "
Que la loi interdisant le voile intégral serait " strictement appliquée " qu'il n'y aurait d'horaires particuliers pour les femmes dans les piscines
Certains milieux musulmans s'inquiéteraient lit-on dans la presse - qu'ils cessent [ ces milieux ] de se croire au-dessus des lois, c'est la moindre des choses que l'on leur demande, sinon à titre personnel je les invitent à rejoindre les '' pays du rêve islamique ''…nous avons besoin de régénérer notre société et cela passe par la lumière et non par des idéologies obscurantistes, ni par des comportements sexistes dans les relations femmes-hommes , mais aussi, [ à l'adresse des enfants ] par l'apprentissage d'une meilleure relation avec les animaux
De cesser de s'attaquer à l'humanisme par des modes de vies calqués sur des traditions ou codes rédigés pour le seul bénéfice d'hommes phallocrates datant du septième siècle
À mon sens des deux côtés se dit une chose mais que doit-on penser quand des femmes ou des hommes dans les staffs respectifs disent autrement - où est dans tout ça, dans le fond de la parole politique ce qui relève vraiment de l'authenticité et l'éthique ? - Crab - 04 Mai 2012
Suite page :
http://laicite.over-blog.com/article-marianne-est-elle-dans-le-petrin-104520002.html
10:10 Publié dans Les feux de Saint-Elme | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : laïcité, islam, ump, ps, fn, fg, athéisme, religion |
Facebook | |
|
Imprimer |
03/05/2012
Marianne est-elle dans le pétrin ?

[ 02 Mai 2012 : La Meilleure Baguette de la Ville de Paris 2012 ne quitte pas le 18è arrondissement ]
Le pain et le vin
Cit / : Le Grand Prix de la Meilleure Baguette de la Ville de Paris se tenait aujourd’hui. Il a réuni un jury composé de Lyne Cohen-Solal (adjointe au Maire en charge du commerce et de l’artisanat), de professionnels de la boulangerie et de la gastronomie, de journalistes, ainsi que de 6 internautes ayant participé au concours organisé sur le site internet paris.fr.
Comme chaque année, le jugement s’est opéré sur la cuisson, le goût, la mie, l’odeur et l’aspect des baguettes de tradition apportées le matin même par les artisans ayant souhaité participer au concours. Article de Presse
Quand le goût du pain fait la différence
Dimanche au soir du six Mai 2012, Marianne, bien nourrie, comme un petit chat, telle la femme boulanger, ou bien dans les mois qui suivront, peut-être pendant des années, sera celle qui '' courageusement '' [ noter, au passage, l'importance des guillemets ] de bon cœur ou pour l'honneur '' acceptera '' de manger son pain... sec ?
Qui d'entre-nous, ne redoute pas le risque de voir se conforter, se segmenter, se fragmenter le tissu social dans notre société en « minorités » dont les revendications communautaristes avec des manifestes ou normes '' fondatrices '' d'autant de codes diviseurs, séparatistes de la population seront présentées outrageusement légitimes en face de gouvernants [ c'est le plus probable ] peu susceptibles d'y opposer les valeurs d'une république laïque par défaut de ne pouvoir produire et conduire un grand projet ou la culture pris comme l'outil majeur de rassemblement, de civilisation pourrait-être ou aurait pu être l'expression de toutes les énergies, la vitalité, la singularité et la créativité de tous susceptible de tirer un pays vers le haut ?
Une fois le vin tiré
Ce sera dimanche ni le grand jour ni le grand soir, gare à ceux qui depuis toujours vivent dans l'illusion, mais plus certainement ce sera celui où dès lundi il faudra sans délais mettre en place une vigilance républicaine et laïque - vous me direz, et je vous l'accorde, que cela ne changera pas beaucoup de notre actuel quotidien – mais je suis sûr que les occasions d'en rire ne manqueront pas sachant que '' l'esprit religieux '' de quelques minorités parfaitement visibles n'est pas sans manquer de sérieux
Tout ne se vaut pas, ne pas manquer de s'en souvenir et à tout bon entendeur levons notre verre car en France tout ne finit en idéologies, les incroyants ne manqueront pas de le rappeler, soyez en sûrs - Crab – 03 Mai 2012
Suite page :
http://laicite.over-blog.com/article-je-ne-mens-pas-moi-non-plus-104498765.html
16:30 Publié dans Marianne est-elle dans le pétrin... | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : athéisme, ump, ps, fn, fg, économie, culture, sciences, politique, fanatisme religieux |
Facebook | |
|
Imprimer |
Je ne mens pas – Moi non plus

Le paradoxe du menteur : « Je mens ». Si c'est vrai, c'est faux. Si c'est faux, c'est vrai. » - Eubulide de Milet, adversaire d''Aristote
Deux interprétations possibles :
a / « Cette phrase est fausse »
b / « Je mens maintenant »
Crab – 03 Mai 2012
Suite page :
http://laicite.over-blog.com/article-coup-de-grisou-dans-la-caverne-100926175.html
10:16 Publié dans Je ne mens pas – Moi non plus | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : chômage, présidentielles 2012, économie, société, religions, athéisme |
Facebook | |
|
Imprimer |
02/05/2012
Le monde arabe

Je reproduit ici dans mon blog un article de la plume de Alifa Rifaat [ photo ci-dessus ], un article qu'il faut adresser à tous ceux '' islamophile '' qui à longueur d'année désinforment au nom disent-ils du respect de l'altérité
Un respect dont serait incapable les français, j'ajoute, car ce n'est pas une chose vaine de le dire, '' les français de culture française ''
Quelques noms parmi les plus présents sur les plateaux de télévisions dont vous n'aurez pas manqué de remarquer et donc d'entendre répéter à satiété que l'islamophobie est une honte, d'extrême droite, populiste et j'en passe pour ne pas dire plus :
Dominique Reynié, Éva Joly, J.L Mélenchon, B H L, Roland Cayrol, Tarik Ramadan, Pascal Boniface et quelques autres que vous ne manquerez pas de rajouter à cette courte liste [ Ce qui ne veut pas dire que je ne désapprouve pas la position de ceux ou celles qui se montrent incapables de critiquer l'islamisme en se référant exclusivement aux textes et aux faits sociaux-culturels tout en suivant scrupuleusement l'actualité dans les pays où dominent les musulmans ]
Chaque année pour apporter à ces phallocrates la contradiction par les faits, la connaissance des discriminations généralisées à l'encontre des femmes, crimes contre l'humanité envers les incroyants, homosexuels, laïcs ou non-musulmans répertoriés quotidiennement dans les sociétés qui se réclament l'islam, je donne la parole à des femmes émancipées arabes ou femmes issues d'autres pays musulmans – Crab – 02 Mai 2012
Le monde arabe hait les femmes
Publié dans : http://www.slate.fr/story/54247/printemps-arabe-haine-fem...
Excision, violences domestiques, négation des droits civiques… Certains vous diront que c’est notre « culture » et notre « religion » de faire ceci ou cela aux femmes. Sachez bien que celui qui en a décidé ainsi n’a jamais été une femme.
Dans Distant View of a Minaret feu Alifa Rifaat, auteure égyptienne trop peu connue, commence sa nouvelle par l’histoire d’une femme que les relations sexuelles avec son mari indiffèrent à tel point qu’elle observe une toile d’araignée au plafond à balayer plus tard pendant qu’il se concentre uniquement sur son plaisir à lui. Elle a le temps de ruminer sur ses refus répétés de prolonger le rapport jusqu’à ce qu’elle aussi atteigne l’orgasme, « comme s’il voulait la priver exprès ». Au moment même où son mari refuse de la faire jouir, l’appel à la prière interrompt son orgasme à lui, et il sort. Après s’être lavée, elle se perd en prière—tellement plus épanouissante qu’elle a hâte qu’arrive l’heure de la prochaine— et se met au balcon pour regarder dans la rue. Elle interrompt sa rêverie pour préparer consciencieusement le café de son mari, qu’il boira après sa sieste. Elle l’apporte dans la chambre afin de le verser devant lui, comme il aime, et constate qu’il est mort. Elle envoie leur fils chercher un médecin.
« Elle retourna au salon et versa le café pour elle. Son propre calme l’étonnait. »
En juste trois pages et demie, Rifaat déroule un tiercé de sexe, de mort et de religion, un bulldozer qui écrase le déni et toute velléité défensive pour viser au cœur de la misogynie dans le monde arabe. Il n’y a pas à dorer la pilule. Ils ne nous haïssent pas à cause de nos libertés, comme le voudrait le cliché américain usé post-11-Septembre. Nous n’avons pas de libertés parce qu’ils nous haïssent, comme le dit si puissamment cette femme arabe.
Oui: ils nous haïssent. Il faut que cela soit dit.
Certains me demanderont peut-être pourquoi j’aborde le sujet maintenant, au moment où la région se soulève, nourrie pour une fois non par la haine habituelle de l’Amérique et d’Israël mais par une exigence commune de liberté. Après tout, est-ce que tout le monde ne devrait pas d’abord obtenir les droits de base, avant que les femmes n’exigent des traitements particuliers? Et qu’est-ce que le genre, ou le sexe d’ailleurs, a à voir avec le Printemps arabe?
Notre révolution n'a pas commencé
Mais je ne parle pas du sexe caché dans des coins sombres ou dans des chambres fermées. Un système politique et économique dans son intégralité —qui traite la moitié de l’humanité comme des animaux— doit être détruit en même temps que les tyrannies plus ostensibles qui étouffent l’avenir de la région. Tant que la colère ne se sera pas déplacée des oppresseurs de nos palais présidentiels aux oppresseurs dans nos rues et nos maisons, notre révolution n’aura pas commencé.
Alors: c’est vrai, les femmes du monde entier ont des problèmes; c’est vrai, les États-Unis n’ont pas encore élu une femme président ; et oui, les femmes continuent d’être traitées en objet dans beaucoup de pays « occidentaux » ( je vis dans l’un d’entre eux ). C’est généralement là-dessus que la conversation se termine quand vous essayez de discuter des raisons pour lesquelles les sociétés arabes haïssent les femmes.
Mais mettons de côté ce que les États-Unis font ou ne font pas aux femmes. Citez-moi un nom de pays arabe, et je vous réciterai une litanie de mauvais traitements, attisés par un mélange toxique de culture et de religion, que peu semblent vouloir ou pouvoir démêler de peur de blasphémer ou de choquer.
Imaginez... C'est 1.000 fois pire
Quand plus de 90% des femmes mariées en Égypte —y compris ma mère et cinq de ses six sœurs— ont subi une mutilation génitale au nom de la décence, alors sûrement, il est nécessaire que tous, nous blasphémions. Quand les femmes égyptiennes sont soumises à d’humiliants « testes de virginité » uniquement parce qu’elle ont osé prendre la parole, il n’est pas temps de se taire. Quand un article du code pénal dit que si une femme a été battue par son mari « avec de bonnes intentions » aucuns dommages-intérêts exemplaires ne peuvent être demandés, alors au diable le politiquement correct. Et dites-moi, s’il vous plaît, ce que sont de « bonnes intentions »? Légalement, elles sont censées comprendre toute raclée qui ne soit « pas violente » ou « dirigée vers le visage ».
Ce que tout cela signifie, c’est que quand on en vient au statut de la femme dans le monde arabe, la situation n’est pas meilleure que ce que vous pensiez. En fait elle est mille fois pire. Même après ces « révolutions », on considère que tout va à peu près pour le mieux dans le meilleur des mondes tant que les femmes restent voilées, prisonnières de leur foyer, qu’on leur refuse la simple mobilité de monter dans leurs propres voitures, qu’elles sont obligées de demander aux hommes la permission de voyager et qu’elles sont incapables de se marier, ou de divorcer, sans la bénédiction d’un mâle responsable d’elles.
Aucun pays arabe ne figure parmi les 100 premiers du Rapport mondial sur l'inégalité entre les sexes du Forum économique mondial, ce qui place toute la région dans son ensemble parmi les bons derniers de la planète. Pauvres ou riches, nous détestons tous nos femmes.
Éternelles mineures
L’Arabie saoudite et le Yémen voisins, par exemple, sont peut-être à des années-lumière l’un de l’autre en termes de PIB, mais quatre places seulement les séparent dans l’indice des inégalités, avec le royaume à la 131e position et le Yémen 135e sur 135. Le Maroc, dont la loi « progressiste » sur la famille est si souvent vantée ( un rapport de 2005 par des « experts » occidentaux le qualifie « d’exemple pour les pays musulmans visant à l’intégration dans la société moderne ») occupe la 129e place; selon le ministère de la Justice marocain, 41.098 filles de moins de 18 ans y ont été mariées en 2010.
On comprend facilement pourquoi le Yémen est le pays le plus mal noté, puisque 55% des femmes y sont illettrées, 79% ne travaillent pas et une seule femme siège au Parlement qui comprend 301 députés. Les abominables reportages sur des fillettes de 12 ans qui meurent en couches n’aident pas à y endiguer la vague des mariages d’enfants. A la place, les manifestations de soutien au mariage des enfants surpassent celles qui s’y opposent, alimentées par les déclarations du clergé claironnant que les opposants à la pédophilie approuvée par l’État sont des apostats car le prophète Mahomet, selon eux, aurait épousé sa deuxième femme Aïcha alors qu’elle n’était qu’une enfant.
Mais au moins les femmes yéménites ont-elles le droit de conduire. Cela n’a certainement pas mis un terme à leurs innombrables problèmes, mais c’est un symbole de liberté —et un tel symbolisme ne résonne nulle part ailleurs plus fort qu’en Arabie saoudite, où le mariage des enfants est également pratiqué et où les femmes sont d’éternelles mineures quel que soit leur âge ou leur niveau d’études. Les femmes saoudiennes, beaucoup plus nombreuses que les hommes sur les campus des universités, en sont pourtant réduites à regarder des hommes bien moins qualifiés qu’elles contrôler tous les aspects de leur vie.
Oui, l’Arabie saoudite, où la rescapée d’un viol collectif a été condamnée à de la prison pour avoir accepté de monter dans une voiture sans membre masculin de sa famille, et qui a dû recourir à la grâce royale; l’Arabie saoudite, où une femme qui bravé l’interdiction de conduire a été condamnée à 10 coups de fouets et a elle aussi dû implorer la grâce royale; l’Arabie saoudite, où les femmes n’ont toujours pas le droit ni de voter, ni de se présenter aux élections, et où un décret royal promettant de leur accorder le droit de vote pour des élections locales presque totalement symboliques en —vous allez rire— 2015 est considéré comme un « progrès ».
Pourquoi nous haïssent-ils?
La situation est tellement déplorable pour les femmes en Arabie saoudite que ces minuscules cadeaux paternalistes sont accueillis avec ravissement et que le monarque qui les octroie, le roi Abdallah, est salué comme un « réformateur » —même par ceux qui devraient avoir un peu plus de jugeote, comme Newsweek, qui en 2010 l’a fait figurer parmi les 11 dirigeants mondiaux les plus respectés.
Vous voulez savoir à quel point la situation y est navrante? La réaction du « réformateur » aux révolutions qui ont surgi dans toute la région a été d’engourdir son peuple à coups de davantage de subsides gouvernementaux —notamment à destination des fanatiques salafistes de qui la famille royale saoudienne tient sa légitimité. Le roi Abdallah a 87 ans. Attendez de voir le prochain sur la liste, le prince Nayef, un homme tout droit sorti du Moyen-Age. Sa misogynie et son fanatisme donnent au roi Abdallah des airs de Susan B. Anthony.
Alors pourquoi nous haïssent-ils? En grande partie pour une histoire de sexe, ou plus précisément d’hymen.
« La raison pour laquelle les extrémistes s’acharnent toujours sur les femmes reste un mystère pour moi », a récemment regretté la secrétaire d’État américaine Hillary Clinton. « Mais ils semblent tous le faire. Peu importe le pays où ils vivent ou la religion qu’ils revendiquent. Ils veulent contrôler les femmes.» (Et pourtant Clinton représente une administration qui soutient ouvertement beaucoup de ces despotes misogynes.)
Si ces régimes exercent un tel contrôle, c’est souvent par conviction que dans le cas contraire, une femme n’est jamais qu’à quelques degrés de la nymphomanie. Voyez Youssef al-Qaradawi, le religieux populaire et animateur de télévision sur Al Jazeera, conservateur de longue date, qui a développé un penchant étonnant pour les révolutions du monde arabe —une fois qu’elles avaient commencé, bien entendu— car il avait compris sans doute que celles-ci allaient éliminer les tyrans qui avaient tourmenté et opprimé à la fois lui et le mouvement des Frères musulmans dont il est issu.
L’insatiable Tentatrice
Je pourrais vous trouver une foule de cinglés débitant des laïus sur l’Insatiable Femme Tentatrice, mais je vais rester grand public avec Qaradawi, qui est suivi par un vaste auditoire sur les chaînes satellites et hors antenne. Bien qu’il affirme que la mutilation génitale des femmes ( qu’il appelle la « circoncision », euphémisme courant qui tente de mettre cette pratique sur le même plan que la circoncision masculine ) n’est pas « obligatoire », vous trouverez également cette inestimable observation dans un de ses livres : « Personnellement, je soutiens cette pratique vu les circonstances du monde moderne. Quiconque estime que la circoncision est le meilleur moyen de protéger ses filles devrait le faire », y a-t-il écrit, en ajoutant :
« L’opinion modérée favorise la pratique de la circoncision pour diminuer la tentation. »
Donc même chez les « modérés », les organes génitaux sont mutilés pour s’assurer que leur désir garde les lèvres cousues —cet hilarant jeu de mot est intentionnel bien sûr. Qaradawi a depuis émis une fatwa contre la mutilation génitale féminine, mais personne ne s’étonne que quand l’Égypte a interdit la pratique en 2008, certains législateurs des Frère musulmans se soient opposés à la loi. Et c’est toujours le cas —y compris une éminente députée, appelée Azza al-Garf.
Pourtant ce sont bien les hommes qui n’arrivent pas à se contrôler dans les rues, où, du Maroc au Yémen, le harcèlement sexuel est endémique, et c’est à cause des hommes que tant de femmes sont encouragées à se voiler. Au Caire, un wagon de métro est réservé aux femmes pour nous protéger des mains baladeuses et de pire encore; d’innombrables centres commerciaux saoudiens sont réservés aux familles, interdisant l’accès aux hommes seuls s’ils ne produisent pas la femme requise pour les accompagner.
Nous entendons souvent que les économies défaillantes du monde arabe empêchent de nombreux hommes de pouvoir se marier, et certains utilisent cet argument pour expliquer la hausse du niveau de harcèlement sexuel dans les rues. Un sondage de 2008 de l’Egyptian Center for Women's Rights révèle que plus de 80% des Egyptiennes déclarent avoir subi un harcèlement sexuel et plus de 60% des hommes admettent le pratiquer. En revanche, rien sur la manière dont un mariage plus tardif peut affecter les femmes. Les femmes ont-elles des besoins sexuels ou non? Apparemment, le monde arabe n’en est qu’à ses balbutiements en termes de rudiments de biologie humaine.
La vénération d'un Dieu misogyne
C’est là qu’intervient l’appel à la prière et la sublimation par la religion que Rifaat introduit si brillamment dans son récit. Tout comme les religieux nommés par le régime bercent les pauvres avec des promesses de justice —et de vierges nubiles— dans l’au-delà au lieu de reconnaître la corruption et le népotisme du dictateur dans cette vie, de même les femmes sont réduites au silence par une association mortelle d’hommes qui les détestent tout en leur affirmant que Dieu est fermement de leur côté, à eux.
Je reviens à l’Arabie saoudite, et pas seulement parce quand j’ai rencontré ce pays à l’âge de 15 ans, le traumatisme m’a propulsée dans le féminisme —il n’y a pas d’autre moyen de le décrire— mais parce que le royaume assume ouvertement sa vénération d’un Dieu misogyne et qu’il n’a jamais à en payer les conséquences, grâce à son maudit double avantage d’avoir du pétrole et d’abriter les deux sites les plus sacrés de l’islam, la Mecque et Médine.
A l’époque —dans les années 1980 et 1990— comme aujourd’hui, les religieux qui passaient à la télévision saoudienne étaient obsédés par les femmes et leurs orifices, et surtout par ce qui en sortait. Je n’oublierai jamais la fois où j’ai entendu que si un bébé mâle vous urinait dessus, vous pouviez garder vos vêtements pour prier, alors que si c’était une fille, il fallait vous changer. Mais qu’est-ce qui pouvait bien vous rendre impur dans l’urine de fillette ? m’étais-je demandé.
La haine des femmes.
Voulez-vous savoir à quel point l’Arabie saoudite déteste les femmes? Au point que 15 filles sont mortes dans l’incendie de leur école à la Mecque en 2002, quand la « police des mœurs » les a empêchées de fuir le bâtiment en feu —et empêché les pompiers de les secourir— parce qu’elles ne portaient pas les voiles et les manteaux obligatoires en public. Et il n’y a eu aucune conséquence. Personne n’a été jugé. Les parents ont été réduits au silence. L’unique concession faite à l’horreur par Abdallah, le prince royal de l’époque, a été de soustraire l’éducation des filles aux fanatiques salafistes qui ont néanmoins réussi à maintenir largement leur main de fer sur le système éducatif du royaume.
Haine en Arabie saoudite, haine en Tunisie, haine en Libye...
Il ne s’agit pas là d’un phénomène exclusivement saoudien, d’une curiosité odieuse dans ce désert riche et isolé. La haine islamiste des femmes se consume ardemment dans toute la région —aujourd’hui plus que jamais.
Au Koweït, où pendant des années les islamistes ont combattu le droit de vote des femmes, ceux-ci ont harcelé les quatre femmes qui avaient réussi à accéder au parlement, exigeant que les deux qui ne couvraient pas leurs cheveux portent des hidjabs. Quand le parlement koweïtien a été dissout en décembre dernier, un député islamiste a exigé que la nouvelle chambre —où ne siégeait plus la moindre femme— discute cette loi sur «la tenue décente.»
En Tunisie, longtemps considérée comme ce qui se rapprochait le plus d’un exemple de tolérance à suivre dans la région, les femmes ont retenu leur respiration à l’automne dernier quand le parti islamiste Ennahda a remporté la majorité des voix lors des élections de l’Assemblée constituante. Les dirigeants du parti se sont engagés à respecter le Code du statut personnel de 1956, qui déclare « le principe d’égalité entre hommes et femmes » en tant que citoyens et interdit la polygamie. Mais des enseignantes d’université et des étudiantes se sont plaintes depuis d’avoir subi des agressions et des intimidations de la part d’islamistes parce qu’elles ne portaient pas de hidjabs, tandis que de nombreux activistes du droit des femmes se demandent comment des débats sur la loi islamiste vont réellement affecter la loi réelle sous laquelle elles devront vivre dans la Tunisie post-révolution.
En Libye, la première chose que le chef du gouvernement par intérim, Moustafa Abdel Jalil, promit de faire fut de lever les restrictions du tyran mort concernant la polygamie. Avant d’imaginer Mouammar al-Kadhafi comme un féministe, souvenez-vous que sous son règne, les filles et les femmes qui avaient survécu à des agressions sexuelles ou étaient soupçonnées de « crimes moraux » étaient jetées dans des «centres de réhabilitation sociale », des prisons en réalité, d’où elles ne pouvaient sortir tant qu’un homme n’acceptait pas de les épouser ou que leurs familles ne les reprenaient pas.
Et puis il y a l’Égypte, où moins d’un mois après le retrait du président Hosni Moubarak, la junte militaire qui le remplaçait, officiellement pour « protéger la révolution », nous a involontairement rappelé les deux révolutions dont nous, les femmes, avons besoin.
Même la voix est une tentation
Après avoir débarrassé la place Tahrir des manifestants, l’armée a arrêté des dizaines d’activistes, hommes et femmes. Les tyrans oppriment, battent et torturent tout le monde. Ça nous le savons. Mais ces officiers réservent les « tests de virginité » aux activistes femmes : un viol sous la forme d’un médecin qui insère ses doigts dans le vagin à la recherche de l’hymen ( le médecin a été poursuivi et finalement acquitté en mars ).
Quel espoir peut-il y avoir pour les femmes dans le nouveau parlement égyptien, dominé comme il l’est par des hommes bloqués au VIIe siècle? Un quart de ces sièges parlementaires sont désormais occupés par des salafistes, qui estiment que singer les us et coutumes de l’époque du prophète Mahomet est une prescription appropriée à la vie moderne. A l’automne dernier, en présentant des candidates aux élections [parce que la législation l’y obligeait], le parti salafiste égyptien Al-Nour a remplacé le visage de chaque femme par une fleur. Les femmes ne doivent être ni vues, ni entendues —même leur voix est une tentation— elles siègent donc au parlement égyptien, couvertes de noir des pieds à la tête et toujours absolument muettes.
Et nous sommes au beau milieu d’une révolution en Égypte! C’est une révolution au cours de laquelle des femmes sont mortes, ont été battues, mitraillées et agressées sexuellement en luttant aux côtés des hommes pour débarrasser notre pays de ce patriarche majuscule —Moubarak— et pourtant tant de patriarches minuscules nous oppriment encore.
Les Frères musulmans, avec presque la moitié de tous les sièges de notre nouveau parlement révolutionnaire, ne croient pas que les femmes ( ou les chrétiens d’ailleurs ) puissent être présidentes. Celle qui dirige le «comité des femmes » du parti politique des Frères musulmans a récemment déclaré que les femmes ne devraient ni défiler ni manifester car il est plus « digne » de laisser leurs maris et leurs frères le faire pour elles.
La haine des femmes va loin dans la société égyptienne. Celles d’entre nous qui ont défilé et manifesté ont dû négocier un champ de mines d’agressions sexuelles commises à la fois par le régime et ses laquais, et, malheureusement, parfois par ceux qui font la révolution à nos côtés.
Celui qui a décidé ainsi n'a jamais été une femme
Le jour de novembre où j’ai été victime d’une agression sexuelle dans la rue Mohamed Mahmoud près de la place Tahrir, par au moins quatre membres de la police anti-émeutes égyptienne, j’avais d’abord été pelotée par un homme sur la place même. Alors que nous dénonçons avec empressement les agressions commises par le régime, quand nous nous faisons violenter par des civils comme nous, nous imaginons immédiatement que ce sont des agents du régime ou des voyous car nous ne voulons pas ternir l’image de la révolution.
Quelles solutions ?
D’abord, arrêtons de faire semblant. Reconnaissons la haine pour ce qu’elle est. Résistons au relativisme culturel et sachons que même dans des pays qui connaissent des révolutions et des soulèvements, les femmes resteront toujours la cinquième roue du carrosse. On vous dira —à vous, le monde extérieur— que c’est notre « culture » et notre « religion » de faire ceci ou cela aux femmes. Sachez bien que celui qui en a décidé ainsi n’a jamais été une femme. Les soulèvements arabes ont peut-être été déclenchés par un homme arabe —Mohamed Bouazizi, le vendeur des rues tunisiens qui s’est brûlé vif par désespoir— mais ils seront terminés par les femmes arabes.
N'attendons pas que nos Bouazizi meurent
Amina Filali —la jeune marocaine de 16 ans qui s’est empoisonnée après avoir été forcée à épouser son violeur, qui la battait— est notre Bouazizi. Salwa el-Husseini, la première femme égyptienne à s’ériger publiquement contre les « tests de virginité » ; Samira Ibrahim, la première à être allée devant les tribunaux ; et Rasha Abdel Rahman, qui a témoigné à ses côtés —elles sont nos Bouazizi. Il ne faut pas attendre qu’elles meurent pour le devenir. Manal al-Sharif, qui a passé neuf jours en prison pour avoir enfreint la loi de son pays interdisant aux femmes de conduire, est la Bouazizi d’Arabie saoudite. Elle est à elle seule une force révolutionnaire qui s’oppose à un océan de misogynie.
Nos révolutions politiques ne réussiront pas si elles ne sont pas accompagnées de révolutions de la pensée —des révolutions sociales, sexuelles et culturelles qui renverseront les Moubarak dans nos esprits autant que dans nos chambres à coucher.
« Vous savez pourquoi ils nous ont soumises à des tests de virginité? », m’a demandé Samira Ibrahim après que nous avons défilé des heures en l’honneur de la journée internationale de la femme au Caire le 8 mars.
« Ils veulent nous faire taire; ils veulent chasser les femmes pour qu’elles retournent à la maison. Mais nous ne bougerons pas. »
Nous ne nous réduisons pas à nos foulards et à nos hymens. Écoutez celles d’entre nous qui se battent. Amplifiez les voix de la région et regardez de près la haine dans ses yeux. Il y eut un temps où être islamiste était la position politique la plus vulnérable en Égypte et en Tunisie. Sachez qu’aujourd’hui, ce pourrait bien être celle de la femme. Comme ça l’a toujours été.
Mona Eltahawy [ Traduit par Bérengère Viennot ]
Suite page :
http://laicite.over-blog.com/article-polygamie-polyandrie-104030183.html
Et sur :
http://laicite.over-blog.com/article-le-pianiste-103971163.html
http://laicite.over-blog.com/article-demographie-104316987.html
http://laicite.over-blog.com/article-crimen-definition-dans-l-islam-103285689.html
16:12 Publié dans Le monde arabe | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : athéisme, islam, occident, orient, civilisation, féministes, féminisme, fanatiques religieux |
Facebook | |
|
Imprimer |
30/04/2012
Démographie

La démographie en baisse est devenu un prétexte pour justifier la migration en Europe et en particulier vers notre pays
Mais c'est aussi un alibi pour justifier le relativisme culturel, c'est à dire le communautarisme, autant dire des modes de vies de populations qui font fi pour le principal de l'égalité femmes-hommes et ne se réfèrent plus voire conteste la culture française
Conceptualisé sous le vocable de multiculturalisme, c'est la théorie rabâchée à longueur d'année par un Dominique Reynié, notamment hier soir sur le plateau de C/politique en face d'un Alain Finkielkraut dont la position lucide alerte avec juste raison sur la menace d'un mode '' vie '' clanique, une anticulture que l'islamisme fait peser sur la liberté dans notre pays
'' On '' ne peut pas d'un coté dire que le plus haut niveau de civilisation c'est l'égalité femmes-hommes, condamner sans appel l'homophobie, la polygamie institutionnalisée et accepter des idéologies en outre xénophobes qui vont jusqu'à interdire l'apostasie et prôner le sexo-séparatisme
Sur la démographie proprement dite, la '' perte de population '' en Europe est une bonne chose car comme je le rappelle souvent une pause de dix ou quinze ans avec une immigration réduite au minimum est une des solutions pour rétablir en outre dans notre pays ou réunir à nouveau les conditions du presque plein emploi, de se donner du temps pour mieux former les gens en difficulté pour en finir avec la précarité et loger décemment tout le monde
Selon Reynié les français ne comprennent rien à un monde pratiquement différend en totalité de ce que nous sommes et c'est la raison pour laquelle nous n'acceptons pas l'islam
C'est la méthode Reynié, tenter de faire oublier que l'islamisme c'est l'interdiction de toute liberté d'expression, l'emprisonnement ou l'assassinat des incroyants et des homosexuels – Qu'est-ce qu'ils sont bêtes et repliés sur eux-même les français, n'est-ce pas ? Voir ce '' monde islamique '' comme une menace, serait donc un fantasme ?
Reynié devrait s'installer dans le pays islamique de son choix, à titre personnel je l'encourage à faire le pas, je suppose qu'il peut faire preuve de temps à autre de cohérence...
Je reviens sur la démographie, nous savons que les pays plus pauvres sont ceux où l'on interdit l'accès à la scolarité pour les filles [ Mais, selon Reynié, les français sont trop bêtes ils refusent l'altérité '', sommes toutes '' altérité bien pensée '', permet d'asseoir la suprématie de l'homme sur la femme ] – quand même qu'est-ce qu'ils sont stupides ces incroyants, ces laïcs et ces non-musulmans de juger cela inacceptable...
Ce que nous savons aussi, c'est que les femmes éduquées font moins d'enfants et de moins en moins d'enfants et ça c'est une bonne chose pour une décroissance salutaire de la population à l'échelle de la planète
Donc en résumé, éradiquer les patriarcats, les idéologies phallocrates dans notre pays, aider les laïcs partout dans le monde est un combat qui doit être conduit en permanence, il n'y a pas lieu de changer de civilisation sauf à renoncer à notre liberté - Crab - 30 Avril 2012
Suite page :
http://laiciteetsociete.hautetfort.com/le-prophete-a-dit/
10:37 Publié dans Démographie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : athéisme, fanatiques religieux, laïcité, économie, écologie, politique, société, islam |
Facebook | |
|
Imprimer |


